Non, je pense que je n’écrirai aucun billet, aujourd’hui. J’ai couru toute la matinée au travail, puis pour faire les courses de fin de semaine et pour aller rendre service au patron qui attendait que je fasse deux ou trois choses pour lui sur Internet et pour aller chercher ma commande, enfin arrivée, chez Bouchara et le temps de rentrer à la maison, il va être 15h30. Alors, le mieux, je crois, c’est que je me jette sur un fauteuil relax de la terrasse, avec un bouquin pour me donner bonne conscience, soit celui que j’ai en cours, soit la BD que j’ai empruntée à la bibliothèque, l’autre jour. Et puis si je m’endors, tant que ce n’est pas en plein soleil, ma foi, ce sera déjà ça de pris. Il faut bien en profiter les jours où il fait (à peu près) beau car ils sont rares, depuis quelques temps. Voilà, c’est ça, je n’écrirai rien, je vais me laisser bercer par le monde extérieur, entouré de mes plantations.

Bon, je suis bien installé, c’est quand même bien mieux que dedans, devant l’ordinateur, à avoir trop chaud et limite les doigts qui collent au clavier. Après tout, si je n’écris pas un jour, un seul jour, ça ne sera pas la mort du petit cheval blanc d’Henri IV. C’est vrai, ça, puisque j’écris surtout pour moi, je ne serai pas en colère si je n’ai rien à relire. Et puis, je suis si bien, là, les yeux clos, allongé, il y a un peu d’air et il fait bon. Malgré quelques nuages épars, par-ci, épars, par-là. Mais sinon, je sais que j’aurais eu trop chaud, ça n’aurait pas été tenable. Alors là, je me suis fait porter pâle pour tout. Après moi, le déluge et tout le toutim. J’ai largement le temps d’aller cuisiner, le plat que j’ai prévu pour ce soir, il est rapide à faire. Je ne l’ai jamais fait mais je sais qu’il sera vite fait. Et puis, s’il pleut dans les jours à venir, je serai toujours à même de me remettre à cette nouvelle que j’ai commencée hier.

Quelle heure peut-il donc être ? Peut-il être donc ? Comment faut-il dire, déjà ? Ah ça, moi, quand je dors trop lourdement, l’après-midi, après, au réveil, c’est pire que quand je dois me lever en pleine nuit, je suis complètement déboussolé. Il doit être vers les 5 heures, je pense. Je n’aurai pas mangé mon 4 heures, du coup. Et je n’ai toujours rien écrit pour mon blog. J’avais dit que je n’écrirai rien et je crois bien que j’avais raison. Une fois n’est pas coutume. Ou alors, je mets un grand rectangle noir pour dire que suite à un mouvement de grève… Non, je ne dis rien. Je n’ai pas à me justifier. C’est ainsi que soit-il et amen et tout ça. Cette grosse sieste que je viens de prendre, elle m’aura forcément fait du bien. Même si pour l’instant, je n’en mesure pas encore les effets. Bon, et si je fermais les yeux de nouveau. Encore un peu. Rien qu’un petit peu. Juste encore. Un tout petit peu.