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3 juin 2018

clin d’œil à Stéphane Mallarmé

À travers la transparence des mots, le vocabulaire

D’apparition en apparition soupire en brise marine

Je reçois le don du poème, les mots surnuméraires

Des vers en placet futile sonnent sonnent la mâtine

 

Dans une tristesse d’été mon pauvre esprit fait aumône

Qui me sait las de l’amer repos où ma paresse offense

Quelconque est cette solitude d’une après-midi de faune

Je me languis, pitre châtié, guignon ; la désespérance

 

Cette marchande d’herbes aromatiques aux senteurs

De fleurs fanées que seul l’éventail de la prétérition

Fait fuir ; toute l’âme résumée de fatales rancœurs

 

En mille et mille paragoges, crases et altérations

M’introduire dans ton histoire risque bien des pleurs

Et un naufrage dans un monde d’incompréhension.

© Écorces Vives

 

 

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