Hier, j’ai décidé de prendre une journée de RTT de doléances. Car j’en avais un peu assez de me morfondre comme ça à la presque fin de ces quinze jours de congés, les derniers de l’année 2017/2018. J’en avais un peu marre d’avoir l’impression de ne faire que me plaindre et de subir cette inquiétude avant de reprendre le boulot, mardi prochain. Dans la nuit de lundi à mardi, devrais-je dire si je veux être plus précis. Car ce n’est encore et toujours qu’une question d’horaires nocturnes. Mais pas que, pour être franc. Aussi de conditions de travail. Pas forcément inhérentes à l’entreprise dont je suis salarié, non, mais de tout. C’est vrai que le délitement est partout. Et que rien n’est plus comme avant, tout a foutu le camp, ma bonne dame, mon bon monsieur et moi, ça ne me va plus du tout. Non, non, non. Marre des patrons salariés. Marre des salariés qui s’en foutent aussi…

Alors, j’ai décidé de prendre une journée de repos sans (trop) penser à cette reprise à venir. Si encore c’était celle des négociations mais même pas. Et donc, j’ai décidé de partir toute la matinée en ville. j’ai d’abord pris les journaux et ensuite, je suis allé à Auchan (il n’y avait que lui d’ouvert à 8h30) où là, j’ai traîné dans quelques rayons avant d’en partir et de tenter de passer chez Mollat, le libraire (qui n’ouvrait qu’à 10h), puis chez Uniqlo (qui n’ouvrait qu’à 10h) et à la Fnac (qui n’ouvrait qu’à 10h) et donc, je suis allé faire l’ouverture du bureau de poste de la place St Projet. Mais j’ai quand même dû attendre 9h30. En réalité, il n’y avait que moi d’ouvert, en somme. Et là, j’ai acheté deux carnets de timbres autocollants pour des lettres vertes de 20 grammes maximum puis, je suis retourné chez Auchan pour acheter un sac de terre pour le patron chez qui je suis arrivé à 10h pétantes.

J’en suis reparti à 11h tout pile et là, je suis retourné chez Uniqlo pour m’acheter un bermuda rose et un tee-shirt bleu bien bleu et ce petit plaisir ne suffisant pas à mon besoin d’oublier la reprise à venir, je suis allé m’acheter deux CD. Pas des disques récents, non mais deux CD dont j’avais envie. J’ai fait un tout petit peu péter la carte bancaire. Moins de cinquante euros, en même temps, j’ai des impulsions d’achats compulsifs pas hors de budget, si on y regarde de près. Et puis, c’est toujours ça que les impôts n’auront pas, comme on disait, à une époque. Vous savez, l’époque où tout semblait mieux fonctionner. Vous savez, enfin, l’époque, cette époque où c’était mieux avant. Avant que le climat ne soit déréglé. Et les gens aussi. Et où j’aurais déjà été en retraite (ou en pré-retraite) depuis quelques temps. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent et ne veulent pas connaître.