On va donc commencer par déjeuner, frugalement, parce que, ensuite, si le coach me demande de faire l’avion qui nage la brasse, allongé sur le ventre au sol, je vais me sentir lourd, lourd, lourd. Ensuite, je rangerai la vaisselle dans la machine à la laver et je débarrasserai tout ce qui doit l’être dans la cuisine. Enfin, j’accueillerai Teresa (à moins que ça ne soit Josefa ?) pour sa première fois chez nous. Elle vient nous aider pour le ménage et le repassage mais il ne faut pas lui dire que c’est une femme de ménage. Elle n’aime pas ça. Elle préfère dire qu’elle vient nous aider. Ou qu’elle nous donne un coup de main. Assorti d’un coup de balai. Ce qui n’est jamais que du ménage. Qui plus est, fait par une femme. Mais bon, je dis ça, je ne dis rien. Elle doit arriver vers 13h. J’irai lui ouvrir le portail du parking et ensuite, ensuite, ensuite…

Ensuite, je me chausserai pour me rendre à la salle de sports. Aujourd’hui, à 15h, nous avions coach, notre nouveau coach, avec le patron mais comme ce dernier n’est pas très bien, je vais y aller tout seul et bénéficier d’un cours particulier. Et j’en ai profité pour demander à Jérémy si je pouvais venir plus tôt. Éventuellement. En priant Dieu (s’il existe) pour qu’il dise oui. Jérémy, pas Dieu. Et il a dit oui. Donc, mon vœu a été exaucé et j’en suis fort aise. Car ainsi, ça me permettra de passer voir le patron chez lui, pour le saluer, lui apporter 6 crêpes, histoire de lui donner un peu de baume au cœur et à l’estomac et nous parlerons de choses et d’autres et je caresserai les deux chiens, eux et moi, tous les trois, sur leur canapé et ça me fera du bien mais comme le temps passera vite, à un moment, je me rendrai compte qu’il est l’heure de partir.

Et alors, je partirai pour attraper le tram. Un tram qui me ramènera chez moi. Et là, la fin de ma journée va débuter. Je vais préparer la salade pour demain midi et le repas pour ce soir. Et je viendrai un peu sur mon ordinateur, non, pardon, devant mon ordinateur. Mes doigts sur le clavier. Sur les lettres idoines. Et ainsi, le temps passera et comme je pense que je serai un peu fatigué, avec mon lever nocturne à 3h15 pour aller travailler et peut-être, oui, alors peut-être, je dis bien peut-être me laisserai-je aller à fermer les yeux quelques instants pour oublier tout ça. Pour oublier ma matinée bien chargée au boulot. Et L’après-midi qui a suivi, tout aussi chargée. On peut donc dire que je suis en chargement permanent. Mais qui va pouvoir venir m’aider à décharger tout ça ? À me décharger de tout ça ? Je ne vais pas encore demander à Dieu, vu que je doute.