Nous venons de l’apprendre de source sûre, il n’y aura pas de grève à la SNCF en juillet en août. Les syndicats des cheminots et consorts l’ont affirmé hier ou aujourd’hui, ce sont des gens responsables. Bon, nous en prenons acte et notons cette information capitale (pour ne pas dire essentielle ou fondamentale) pour la suite des événements. J’avoue que j’en suis fort aise même si je ne suis pas usager du train ou si rarement… Peut-être une fois ou deux par an, grand maximum. J’ai donc peu l’habitude des retards et je ne peux décemment pas me plaindre outre mesure. En plus, pour aller travailler, à l’heure où je commence, il n’y a pas de tram, alors, j’y vais en voiture. Et à moins qu’une bielle se décide à couler, il n’y a aucune raison pour que je sois empêché de m’y rendre. Sauf une non-motivation. Ce qui n’est peut-être pas si improbable que ça…

Mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir retirée de l’animal, de préférence mort parce que vivant, ça me semble impossible. Ou alors, ce n’est pas sans danger et moi, il y a certains dangers que je n’ai pas envie d’affronter. Avant cet aparté, nous parlions fort justement des cheminots and Co qui ne feront pas grève au moment le plus fort des vacances. Cette abnégation et ce sens du sacrifice est tout à leur honneur et ma foi, avant de leur tirer mon chapeau, je vais prendre le temps d’aller faire pipi car là, je ne tiens pas plus que ça. Et un accident est si vite arrivé…     (pause)     … Voilà, c’est fait. Je me sens soudain plus léger et j’ai profité de cette pause à vocation hygiénique pour réfléchir très intensément à cette nouvelle. À cette information que nous tenons de la bouche même de monsieur Guillaume Pépy en personne. Donc, ce n’est pas un bruit qui court.

Et encore moins un bruit qui roule sur les rails comme sur des roulettes. Non, c’est une petite phrase qu’il aurait bel et bien dite. Et si je me sers du conditionnel, c’est qu’il ne me l’a pas dite à moi, directement, mais à quelqu’un qui s’est chargé de le répéter. Et ensuite, les medias ont pris le relais, comme d’habitude. Et donc, le fruit de ma réflexion pendant que je faisais pipi, c’est que non, bien sûr, ce n’est pas pour qu’ils puissent profiter de leurs vacances que les cheminots (moutons compris) ne seront pas en grève cet été. Non, c’est uniquement par grandeur d’âme. En tout syndicaliste, il y a de la mansuétude qui sommeille. Et il ne faut pas voir que l’aspect extérieur de leurs revendications mais leur souci de rendre service aux usagers. Pour un peu, on les prendrait pour des bénévoles. Et nous, on nous prendrait pour des cons. Mais juste un peu, seulement.