Bon, ça, c’est fait. Et plus vite que ce que j’aurais pu imaginer. Surtout de la part du président. D’accord, je reconnais que je lui ai un peu forcé la main mais si je ne l’avais pas fait, on en serait encore aux tergiversations du genre : « On y va aujourd’hui ou demain ? Aujourd’hui, c’est bien mais demain, aussi. Et si on ne le fait pas tout de suite, ça va encore traîner. Alors que si on peut, ça serait bien de prendre encore un peu de temps pour la réflexion. Et si ça se trouve, ça va faire comme d’habitude, entre ce qu’on te dit sur Internet et dans les bouquins et ce qu’on trouve à la vente, on va encore ne pas avoir ce qu’on aimerait. J’ai fait une liste et on devrait essayer de s’y tenir au maximum mais je sais que c’est presque peine perdue. »

Oui, parce que le président, il est un peu, beaucoup, passionnément comme ça. Moi, je le sais, alors je fais avec et je contourne, quand j’en ai besoin. Et là, ce midi, quand je suis rentré du boulot, avant de déjeuner, je lui ai dit : « Habille-toi mais pas trop car il fait très chaud et on y va. » « Oui, mais on n’achète rien, hein ? Pas aujourd’hui. On regarde, seulement. » Cause toujours, tu m’intéresses ! Moi, quand j’ai quelque chose dans la tête, je ne l’ai pas ailleurs. Et nous voilà partis pour la place des Quinconces. La foire à la brocante et au jambon. Mais je n’étais intéressé ni par la première, ni par le second. Même si j’aime bien le jambon. Et la saucisse. Surtout quand il est bon. Eh bon, nous, ce qu’e nous voulions voir, c’était le marché aux fleurs. Nous y sommes allés.

Et nous en sommes revenus avec deux gros bégonias destinés à retomber, 3 pots de lobelia, 2 pots de bidens, 4 pots de némésia et un gros pot de sauge officinale. Le président n’a pas pu faire autrement. En plus, j’ai sorti mon porte-monnaie tout de suite pour le faire taire. Mais je n’ai pas trop insisté, sinon, j’aurais également pris des petits pots de pourpier et des gazanias. Ce qui m’a fait hésiter, c’est comment on allait porter tout ça. Nous étions en tram. Et donc, me voici prêt à faire mes plantations de printemps mais ça, ça sera pour demain. Aujourd’hui, je vais rester calme. Et tranquille. À moins que ça ne soit l’inverse. Et réfléchir à ces deux questions : a-t-on le droit ne pas être d’accord avec la minorité silencieuse ? A-t-on le droit de ne pas aimer le capitaine Marleau, sur France 3 ?