Aujourd’hui, c’est un grand jour pour les syndicalistes et consorts. Le jour qu’on sort les syndicalistes. Pour la grande manifestation de la semaine. Malheureusement, pas du quinquennat et encore moins du siècle. C’est vraiment dommage, sinon, on en aurait été enfin débarrassé pour un moment. Ce n’est pas grave, au lieu de me rendre en ville sans être sûr d’avoir un tram pour y aller et peut-être même pour le retour, je suis resté cloîtré chez moi. J’ai failli écrire reclus mais ça n’aurait pas été tout à fait juste, non et ça aurait même été mentir. Parce que j’ai fait une grosse, grosse bonne sieste des familles sur la terrasse. D’abord à l’ombre, puis, sans m’en rendre compte, complètement au soleil et là, je peux vous dire que j’ai chaud. Ce qui fait que j’ai décidé de me réveiller, de me lever et de venir écrire pour mon blog avant de me mettre à faire autre chose.

Au début, j’étais vraiment protégé par une étroite bande non ensoleillée contre le mur où on met la table, en saison (elle n’est pas encore commencée, donc, il y a encore un peu de place, un peu le choix, pour l’instant) mais j’ai dû me mettre presque sur le côté pour être sûr de ne pas déborder sur la partie ensoleillée. Parce que déjà, hier, rien que les pieds, ils ont bronzé tout seuls. Ça me fait drôle de n’avoir que les pieds bronzés et pas du tout le reste, alors, aujourd’hui, j’ai pris mes précautions, je suis resté à l’ombre. Juste pour m’endormir. Parce que pendant que j’étais parti dans les vapes, le soleil en a profité pour prendre toute la place et m’en foutre un bon coup partout sur les genoux, les mollets, les épaules, les bras et la tête, alouette. J’ai des marques sur tout le corps. Je n’ai pas intérêt à me montrer en maillot pour le moment, sinon, ça va se voir.

Alors moi, je dis non, non et non. Pendant que d’autres manifestent pour le retrait de toutes les réformes en cours : oui, oui et oui ! Moi, je me dis qu’il faudrait qu’il y ait un peu plus d’ombre sur la terrasse parce que les premiers grands soleils du printemps, ça peut faire mal. Alors, pour un peu plus d’ombre : oui, oui et oui. Et les autres, là-bas, au centre-ville, je les entends vaguement dire non à Macron : non, non et non ! Bon, alors sur le fait de continuer de travailler trop tôt la nuit, pour moi : non, non et non ! Et les autres, là-bas, pour plus d’argent, moins d’impôts et rien que du temps libre : oui, oui et oui ! Mais mes pauvres petits, même en ne travaillant plus du tout, vous êtes tellement étriqués de l’esprit, que vous trouveriez encore matière à manifester votre mécontentement. C’est un principe, chez vous, désormais.