Excusez-moi, il n’y a plus beaucoup de monde, est-ce que je n’arrive pas trop tard, par hasard ? Parce que d’habitude, je fréquente cet endroit de bonne heure, soit le matin, soit en début d’après-midi soit, au pire du pire, au moment du goûter, entre 15 et 18h, en gros. Oui, parce que ça m’est difficile d’être plus précis, à ce sujet-là. Enfin bref, là, aujourd’hui, avec la semaine que je viens de passer, où j’ai plus vécu la nuit que le jour, où j’ai plus dormi le jour que la nuit, je me suis retrouvé un peu déboussolé, comme en décalage horaire. Je suis victime d’un jet lag sans avoir quitté Bordeaux et Lormont. C’est vous dire. Alors, aujourd’hui, comme je me suis bien reposé avant le déjeuner, autant vous dire que cet après-midi, vu le grand soleil qu’on nous a offert, j’ai préféré sortir.

Et je suis donc allé en ville, d’abord en flânant, non pas sur les grands boulevards, mais le long des quais, soudainement heureux d’être là, au grand jour ; subitement heureux d’être en vie et un peu moins zombie, zombie, zombie… Et ça m’a donné comme un coup de jeune tout en gardant les pieds sur terre, car on ne me la refait pas, à moi, je sais bien que j’ai l’âge que j’ai. Donc, je disais que j’ai arpenté les quais, que je suis allé en ville, que je me suis mêlé à la foule, qu’elle m’a emporté dans un tourbillon enivrant et que j’ai fini par me rendre chez le patron où j’ai fait un câlin avec les chiens, surtout avec Kali et où nous avons papoté jusqu’à ce que la pluie se mette à tomber tout en se faufilant entre les rayons d’un soleil toujours présent. Un temps d’arc-en-ciel, j’en suis sûr.

Et puis, je suis rentré un peu tard, vers 18h30, une heure inhabituelle pour moi et là, j’ai vaqué à quelques tâches domestiques et j’ai réchauffé le dîner et nous avons mangé, avec le président quand, tout d’un coup, à table, je me suis exclamé : mon blog ! Je n’ai pas écrit dans mon blog, aujourd’hui et là, j’ai vécu un petit moment de panique. Je n’ai pas obéi à la discipline que je me suis imposée et j’ai eu des bouffées de chaleur. Puis, je me suis calmé tout seul et je me suis dit que j’aurais bien cinq minutes après le repas et la vaisselle pour ne pas faillir plus longtemps. Et là, je viens d’arriver dans mon espace, un peu après 20h45 et je me rends compte qu’il n’y a plus personne. Déjà qu’il n’y a pas beaucoup de visiteurs, en temps normal… Bon, tant pis, on verra demain, maintenant.