Un dimanche ordinaire, pour moi, ce sont d’abord les courses au Lac, éventuellement le marché, la promenade des chiens avec le patron, accessoirement, des petits travaux administratifs pour lui ou des gros chambardements dans l’agencement de son intérieur, à la demande de Claude et, la préparation des légumes frais qui ne le resteront pas longtemps si je ne m’occupe pas d’eux le jour-même. Ils sont comme certains que je connais bien mais dont je ne dirai pas le nom, avec eux, c’est tout de suite. Ça ne peut pas attendre. C’est maintenant ou jamais. Alors, ça a été maintenant et maintenant, je suis débarrassé, c’est fait (du moins, c’est en cours) et là, je vais enfin pouvoir profiter du repos dominical.

La vaisselle est faite, pour ce qui n’entrait pas dans les critères sélectifs pour passer la porte du lave-vaisselle et en parallèle, j’ai lancé une lessive. Avec du linge de maison. Dont les serviettes de toilette des parents. Comme ça, s’il y a une enquête de police, il n’y aura plus aucune trace ADN dans les affaires du panier qui, d’ailleurs, est vide de chez vide, depuis tout à l’heure. Et pendant que la lessive a commencé à tourner en rond (tu t’ennuies ? lui ai-je demandé), je me suis attelé à couper les asperges vertes en petits morceaux car elles, elles finiront juste blanchies (tout en restant vertes) dans une salade avec de la coppa et de la feta.

Quant aux blanches, nettement plus grosses, elles, je les ai également coupées en morceaux avant de les blanchir aussi (c’est drôle, ça, je trouve) et elles finiront en poêlée avec des pavés de saumon et un peu de parmesan en copeaux, déposés dessus, au moment de servir l’assiette. Tout ça, c’est de l’avance pour mardi midi et mercredi soir. Puis, pendant que j’y étais, j’ai lavé et coupé mes trois poireaux afin de les préserver dans le meilleur état possible jusqu’à demain soir où ils iront terminer leur vie de produits frais au four, avec des cuisses de poulet et des pommes de terre. Et de l’ail. Et du gingembre. Voilà, ça, pour moi, c’est un dimanche ordinaire. Un jour comme les autres, tout compte fait. D’autant qu’il vient de se remettre à pleuvoir.