Ça y est, un nouveau jour s’est levé avec un ciel bleu immaculé et un soleil resplendissant. On commence plutôt bien ce mois d’avril. J’ai envie d’ajouter : enfin ! Enfin, on a l’impression d’être vraiment au printemps. Ce n’est pas un beau temps qui fait semblant. C’est un vrai sentiment de renouveau. Comme si un jour neuf venait de se lever après des semaines et de mois de ténèbres. Bon, d’accord, j’exagère un peu mais si je ne le fais pas, qui le fera à ma place ?

Cela dit, nous en avons déjà un peu profité, ce matin. Moi d’abord, le premier d’ici, le premier de la cordée d’ici, quand je me suis levé, bien avant les autres, j’ai pu voir l’aube naissante et la lune qui est restée, bien pleine, pour assister à ce beau spectacle. Et ce n’est pas parce qu’elle n’a pas applaudi, la lune, qu’elle n’a pas aimé ça. Ça n’applaudit jamais une lune. Parce que ça n’a pas de main. Mais j’ai bien vu qu’elle y avait trouvé son compte.  Et qu’elle reviendra demain.

Le soleil a donc eu rendez-vous avec l’astre nocturne, la belle ronde lumineuse et moi, encore une fois, j’étais heureux de voir ça. D’avoir encore cette possibilité. Comme l’augure d’un jour plaisant à venir. Et ça a plutôt bien continué. Nous sommes allés chez le patron, avec mes parents, pour 10h30, en prévision de la promenade dominicale des chiens (Dieu reconnaîtra les chiens puisque nous sommes le jour du Seigneur – s’il existe, ce qui reste à prouver !)

Et les chiens et moi, nous avons couru sur la pelouse et j’ai transpiré. Quelque chose dont j’avais perdu l’habitude depuis l’été dernier, voire l’automne, quand soudain, on n’a plus eu de promesse de soleil. Comme un contrat qu’on aurait signé sans avoir lu les petites lignes dans lesquelles il était pourtant bel et bien écrit qu’on allait en baver des ronds de chapeau et des rondelles de parapluie ( ?) et après, on regrette de ne pas avoir été plus vigilant que ça.

Après le déjeuner, nous allons nous reposer car nous nous sommes tous couchés bien tard, cette nuit et à nos âges, surtout celui de mes parents, on récupère bien moins vite qu’avant. Mais pas de regrets, cette fois. Pas de larmes. Pas de remords, on a vécu une journée qu’on aurait eu tort de ne pas vivre, hier. Et, comme à chaque jour suffit sa peine, on va continuer d’en profiter tant qu’il y a du soleil. Et tant qu’il y aura des étoiles dans les ciels nocturnes. Comme cette nuit.