Aujourd’hui, je ne publierai pas de billet dans mon blog. Parce que j’ai voté à bulletin secret à main levée, que je me mettais en grève, moi aussi. Après tout, il n’y a pas de raison que les autres, certains autres, oui, eux, ils peuvent et pas moi. Alors, comme je ne suis pas de ce genre à mettre en péril l’entreprise qui l’emploie, j’ai choisi, en mon âme et conscience, que la seule chose qui serait visible tout en n’étant pas une entrave à la liberté des autres, c’est bel et bien de ne rien publier comme billet du jour dans mon blog. Cette phrase est peut-être alambiquée mais elle a été construite avec les moyens du bord. Avec ma bite et mon couteau. Et encore, mon couteau, ça fait deux jours que je le cherche, je ne sais plus où je l’ai mis. En espérant que je ne l’ai pas perdu. Ni égaré. Ou l’inverse.

De ce fait, afin de bien montrer mon mécontentement, je vais faire le piquet de grève à l’entrée de mon blog. Je vais empiler des pneus et des pneus et s’il le faut, j’y mettrai le feu et tant pis pour la pollution. À chaque problème, sa pollution, comme on dit. Et, au bout du bout, si je n’obtiens rien de ce que j’attends, je prendrai un otage. Je ne sais pas encore qui vu que je suis le seul dans cette micro-PME qu’est mon blog. Ou alors, je me prendrai moi-même en otage. Je risque d’être violent. De me déchirer mon tee-shirt parce que je ne porte quasiment jamais de chemise. Et je m’attacherai à une chaise, pas très confortable jusqu’à ce que j’obtienne gain de cause. Tant pis si j’en chie des ronds de chapeau, le but, c’est d’arriver à mes fins. Jusqu’à ce que mort ne s’ensuive pas, quand même.

Ah oui, c’est vrai, mon mouvement de grève n’aura de crédibilité (!!!) que si j’exprime des revendications justifiées et clairement énoncées. Attendez, je réfléchis une, deux secondes et je vous les donne : En grève contre les grèves ! Plus aucun billet ne sera publié dans ce blog pendant 24 heures tant que les mêmes syndicons-tinueront à ne rien comprendre au monde moderne. Tant qu’ils nous empêcheront de circuler et de travailler. Tant que ces minorités emmerderont gratuitement la majorité silencieuse. Cette grève prend effet immédiatement et pour un temps indéterminé inclus entre aujourd’hui, 9h45 et ce soir minuit. Je me battrai jusqu’au bout. Et s’il le faut, je suis même prêt à aller au bout du rouleau. Qu’on se le dise ! En grève contre les grèves !