C’est vrai, ça, si j’avais pu émettre treize, hier, avec le génie de la lessive sans bouillir, je n’ai pas eu l’occasion de dire quels auraient pu être les dix autres, une fois les trois premiers énoncés. Et là, je me demande si j’ai raison de vouloir enfoncer le clou, de remuer les regrets que je refoule depuis vingt-quatre heures et les provocations gratuites dont je crains être encore capable. Mais tant pis, je vais y aller, après tout, on est dimanche et le dimanche, c’est le jour du seigneur et en grand seigneur que je suis, je vais écrire ce qui me passe par la tête et par le cœur. Sans réfléchir, spontanément et tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde.

Le quatrième vœu, c’est de faire réformer le pays sans passer par des ordonnances. Encore plus fort que Macron, d’un simple claquement de doigt, tout serait changé et tout irait mieux. Enfin, j’espère. Même la SNCF. Et qu’on ne me parle pas de grève. C’est un peu has-been. Le cinquième, ce serait que le terrorisme disparaisse de la surface de la Terre pour toujours et à tout jamais. Le sixième, ce serait que Canal + remette les chaînes du groupe TF1 à tous ses abonnés même si, moi, personnellement, je m’en tamponne le coquillard. Parce que je suis comme ça, moi. Le septième, ce serait qu’on revalorise les chiffres et les nombres impairs, comme il se doit.

Le huitième, ce serait que les travaux de cet étage-là ne soient pas chers et qu’ils soient déductibles des impôts (spéciale dédicace pour le patron.) Le neuvième, ce serait que Laeticia Hallyday, née Boudou, ait deux gros furoncles définitifs sur la figure, un sur le front et un sur le menton. Non, pas deux gros furoncles mais deux gros poireaux. Juste ça. Un pour chaque enfant légitime de feu, l’allumé, son mari. Et le dixième, ce serait que je puisse faire un gros goûter, tout à l’heure, vers 4h, une fois que j’aurai fait la sieste. Si ça, ça n’est pas un bon programme, c’est que vous êtes vraiment très difficiles, ceux qui ne sont pas d’accord avec moi.