Il y a un côté début de mois, aujourd’hui. Je ne sais pas à quoi c’est dû. Bien sûr, le fait qu’on soit le premier février, ça doit jouer mais n’y a-t-il que ça ? Non, je ne crois pas. Il y a quelque chose dans l’air qui fait que c’est un peu différent d’un premier février normal. Et ce n’est pas non plus une question de salaire versé sur un compte bancaire, puisque je n’ai pas encore vérifié. Ce n’est pas non plus parce que pour les vœux 2018, c’est clôturé, j’en ai encore reçu par courrier, ce midi. Non, quelque chose d’autre. Il était prévu qu’il pleuve et il fait plutôt, raisonnablement, beau : des nuages, certes mais du soleil et de rares gouttes, cet après-midi.

Un parfum du monde. C’est ça. Il y a un parfum du monde qui entre dans mes narines et qui va jusque dans mes neurones. Je frétille de la cervelle, quand je vis un jour comme aujourd’hui. Un jour de peu, a priori mais qui, finalement, sera plus sympa qu’on n’aurait pu le croire, avant de le vivre. Un jour de parfum du monde. Un jour de début de mois. Loin de la fin du monde. Loin de moi une telle idée. Sans doute le soleil aidant, on pressent les prémices d’un futur printemps à venir. Un avenir qui pourrait se forcer à être un peu plus radieux. On va croiser les doigts et se dire qu’on a toutes les chances qu’on veut bien se donner.

Il y a toujours un côté début de mois, en cette presque fin de journée, dans le parfum du monde que je renifle à plein nez. Je sais que ça ne durera pas. Quelle folie que ce temps qui passe, qui se gaspille et qui nous use ! Je sais ce dont je pourrais avoir besoin, là, tout de suite : d’un bouton « pause » et je ne remettrai la vie en route qu’une fois que j’en aurai eu assez, de cette relâche. À moins que je n’y prenne goût mais c’est encore bien trop tôt. Ne pas mettre la charrue avant les bœufs et prendre son mal en patience. Et avec toute l’objectivité nécessair… Chut ! Écoutez… Ah oui, tiens, il pleut. Dépêchons-nous de profiter de ce jour qui ressemble à un début de mois.