Normalement, c’est demain, le premier jour du reste de l’année mais comme je suis toujours en avance sur mon temps, j’ai décidé que ça serait aujourd’hui. On n’a qu’à dire qu’on serait le premier jour du reste de l’année et ça serait très bien comme ça. Et on se dirait aussi que c’est un jour qui serait joyeux, un peu comme celui du Nouvel An. Mais de là à faire un réveillon ce soir, il y a un fossé que je ne me sens pas près de franchir même en prenant de l’élan. Ni même un renne.

Demain, nous serons le premier jour du deuxième mois de l’année mais aussi le deuxième jour du reste de cette même année. Ça peut paraître compliqué, là, comme ça, quand on n’y est pas préparé mais en y regardant de vraiment très près, pas tant que ça, finalement. C’est juste un effet d’optique et une vue de l’esprit. Ou comme un trompe-l’œil, si vous préférez. Moi, je m’en moque un peu car tous me vont bien. Comme un gant. Et les gants, c’est toujours chic. C’est forcément toujours chic.

Je ne me croyais pas aussi en forme que ça, en ce troisième jour de la cinquième semaine de cette nouvelle année alors que pour moi, en vérité, je vous le dis, nous sommes le deuxième jour (de travail), tout en continuant d’être le premier jour de ce qui nous sépare de 2019. Non, je ne me croyais pas aussi en forme ni en verve. Parce que je viens de clôturer les deux premiers paragraphes par des jeux de mots d’une rare subtilité, surtout pour le deuxième car le premier est nettement plus évident.

Mais comme je n’aime pas trop tomber dans quelque routine que ce soit, je n’ai pas fait de trait d’esprit dans le troisième paragraphe de ce premier jour du reste de 2018, deuxième jour de travail de cette cinquième semaine qui n’est pas celle des congés payés, tout en étant le troisième jour. Tout ça, c’est un peu comme quand on dit qu’on sait que Claude François n’est pas mort électrocuté, c’est le médecin légiste qui l’a dit à la cousine du voisin de la dame qui garde les enfants de mon frère.

Donc, c’est de source sûre, alors ? Ah bien, oui, si je vous le dis, c’est que je suis sûr de moi.  Et on peut faire confiance à cette fameuse cousine. Même si je ne la connais pas mais la dame qui garde les enfants de mon frère, elle est également digne de la plus haute confiance. Sans transition, aujourd’hui, c’est aussi le premier jour de mise en examen de Jonathann Daval (si, si, j’ai vu son nom écrit comme ça, aux infos télévisées), mais lui, il l’a bien mérité, je trouve. Et on peut même se demander pourquoi tant de « n » ?