Je suis là, depuis un moment, à zoner dans l’appartement et je me dis que bon, il va bien falloir que je m’y mette si je veux publier un billet avant 16h30 / 17h, moment où parfois, j’ai eu du mal à aller au bout car j’avais des problèmes de connexion. Pourtant je suis sur la fibre mais des fois, je me dis que ça n’apporte pas grand-chose de plus que le simple câble. Ou alors, c’est mon ordinateur qui n’en peut plus. Il a déjà dépassé les 10 ans et pour une machine comme celle-ci, qui plus est, portable, c’est sans doute beaucoup. Je ne sais pas comment on peut convertir les années informatiques en années humaines. Pour les chiens, on dit qu’il faut multiplier par 7. Mais pour les PC, hein ? Qui le sait ?

Chi lo sa ? Chi lo sa ? À ne pas confondre avec Que sera, sera. La seconde étant une très, très belle chanson de 1956, créée par Doris Day, si je ne m’abuse. J’ai toujours aimé ce refrain entraînant et limite entêtant. Alors que Chi lo sa ? C’est juste la traduction de « qui le sait » en italien. Une des rares choses que je suis capable de dire spontanément dans la langue de Verdi sans l’avoir jamais apprise. Donc, je répète ma question : pour les PC, hein ? En même temps (comme dirait Macron), quelque part, on s’en fout. Alors, on peut juste se dire que ce n’est pas très important tout ça. Le principal, c’est que ça ne soit jamais une corvée, de venir écrire chaque jours que Dieu, s’il existe, fait. Qui le fait ?

L’angoisse de la page blanche ? Je ne connais pas vraiment. Au pire, je manque juste de courage pour m’y mettre mais globalement, si je n’ai pas déjà une idée en tête, je m’installe devant le clavier et je pense à une phrase, n’importe laquelle. La première qui passe sous mes neurones. Et si elle semble me convenir, alors je l’attrape par la queue, je la montre à ces messieurs, ces messieurs me disent « mouais, c’est pas mal mais on jugera sur le résultat » et je me lance. Je m’accroche à un élastique et je saute dans le vide. Et au bout de quelques paragraphes, je me penche sur ce que j’ai écrit et si ça me paraît convenable, j’envoie. Et à la fin de l’envoi, je touche. Et après, j’ai la conscience quiète et l’esprit repu.