Je reviens un instant sur le billet d’hier, subtilement intitulé « encore trois choses que je ne savais pas jusqu’à ce matin » parce que c’était vrai (à ce moment-là) que je ne savais pas tout ce dont j’ai parlé avant d’écrire sur leur sujet.  Et là, juste après avoir mis le point à cette longue phrase, je m’étonne moi-même car ça, c’est de la phrase. De la bonne phrase des familles, un peu longue mais compréhensible. Oui, tout à fait. Elle me semble parfaitement compréhensible par n’importe qui, quels que soit l’âge, le niveau intellectuel, la classe sociale, le poids et le degré d’humour de tous ceux qui l’ont lue. J’aurais pu ajouter le sexe en écrivant « mais aussi de toutes celles » car aujourd’hui, j’ai peur d’un procès si je ne respecte pas la parité.

Je reviens sur cette incroyable information comme quoi on pourrait faire passer un hoquet par un toucher rectal. Outre le fait que ce n’est pas toujours facile à faire avec qui on n’est pas très intime, quid de la personne qui vit seule ou qui est incapable de faire les contorsions nécessaires pour arriver au même résultat avec ne serait-ce qu’un doigt ? C’est vrai, ça, prenons l’exemple des nourrissons, comment voulez-vous qu’ils sachent ce qu’il faut faire ? Et en plus, avec les couches culottes, ça ne facilite pas la chose. Et quid des gens alités qui ne peuvent pas bouger les bras comme ils peuvent ? Ou des handicapés ? Là, on se rend compte qu’on est face à une inégalité devant la souffrance que peut occasionner un hoquet.

Enfin bon, il y a également les convenances. Des fois, ça peut être gênant. Imaginez un peu, vous êtes dans le tram, un vieux monsieur a le hoquet et on a de la peine pour lui. Vous n’avez plus qu’à vous sacrifier : « Vous permettez, monsieur, je sais comment faire passer le hoquet, un moyen infaillible, c’est un simple toucher rectal ! » Et là, le monsieur qui vient de se faire opérer de la prostate qui s’énerve en vous répliquant : « Ah non ! Désolé, monsieur, mais j’en sors, moi, des touchers rectaux alors là, j’en ai eu ma dose et puis quoi encore, non mais sans blague ! » Et tout d’un coup, il se rend compte, je me rends compte, on se rend tous compte qu’il ne hoquète plus. Comme quoi la simple menace d’un toucher rectal, ça peut suffire. 

* si tu as le hoquet, mets un doigt là où il faut