Ah, tiens ! Il pleut !

C’est un temps à ne pas enfiler une paire de tongs. En même temps, ce n’est pas très grave que ce n’est pas la saison des tongs. C’est un temps idéal pour les poules mouillées mais pas pour les raisins secs. Il faut juste être du bon côté des choses pour ne pas en subir les conséquences négatives.

Il pleut encore ?

C’est un temps à ne pas marcher à côté de ses pompes. Sinon, les chaussettes, même sans être de l’archiduchesse, elles seront loin d’être sèches. Et surtout si on aime faire comme Gene Kelly, danser sous la pluie, sauter à pieds joints dans des flaques d’eau.

Je crois qu’il repleut.

C’est un temps à ne pas sortir de chez soi et à rester dans ses pantoufles. Dans ses charentaises. Sauf que si on veut faire plaisir à son parapluie, c’est le moment ou jamais de le sortir. Car lui, les averses et les déluges, il adore ça. Il est comme un poisson dans l’eau, quand il pleut. 

Excusez-moi, pleut-il ?

C’est un temps pendant lequel toute la pluie tombe sur nous et arrose les salades dans les jardins. Sauf que ce n’est pas la saison des salades dans les jardins. Qu’on ne nous en raconte pas. Ou alors, il faut aller les cueillir avec des bottes pour marcher dans la gadoue et ne pas s’en mettre partout.

Il pleut toujours.

C’est un temps à écouter en soupirant la pluie qui ruisselle sur les carreaux. Un temps à jouer aux cartes. Un temps à lire dans un bon fauteuil, à quelques mètres d’un bon feu à l’âtre. Un temps à s’ébrouer en rentrant de la forêt et à déguster un Royco Minute Soupe.

J’attends qu’il ne pleuve plus.

C’est un temps à attendre qu’il ne pleuve plus. Attendre une éventuelle embellie. Un clin d’œil du soleil qui nous donnerait un signe de vie. Un signe d’amitié. Et alors, ce serait un temps d’arc-en-ciel et alors, on passerait du noir et blanc à la couleur. Et ça nous redonnerait le sourire.

Ah tiens ! Il pleut de nouveau !