Vite, vite, vite, que je me dépêche d’écrire quelque chose car pour après, comme je me suis fait une promesse, j’aimerais bien la tenir. Je me suis promis de me payer une énorme tranche de sieste. Une grosse part du gâteau du sommeil postprandial. Voire postméridien. Car je n’attends que ça depuis que je me suis levé, ce matin. Je n’attends que ça ou presque. Entre temps, je suis quand même allé travailler, j’ai fait mes un peu plus de sept heures, un temps un peu court quand le business est fatigué et après, je suis allé faire mes courses à Auchan et nous sommes retournés chez Conforama avec le président. Pas celui de Mérignac, celui de Bordeaux Lac. Pour voir.

Vite, vite, vite, que je lui ai dit, au président. On se retrouve en bas de l’immeuble quand je débauche, vers 11h, on file au Lac et après, après seulement, on rentrera déjeuner. Merci de sortir le saladier du réfrigérateur car comme ça, quand on sera revenus, on n’aura pas à attendre pour manger sinon, ça sera trop froid. D’accord, qu’il m’a dit. Je lui ai fait confiance mais je viens de découvrir qu’on ne doit jamais faire confiance à un ex-président. Il n’a pas eu le temps, sur le coup et ensuite, il n’y a plus pensé. Alors, on a attendu avant de pouvoir prendre notre repas du midi. Sauf qu’il était 13h30 quand j’ai attaqué la première bouchée de cette excellente salade de pois chiches, orange et fenouil.

Vite, vite, vite, j’ai débarrassé la table, rangé les affaires dans le lave-vaisselle et le reste à sa place et là, je sais que j’approche de mon objectif. Celui que je me suis fixé dès que je me suis levé, ce matin, cette nuit, à 3h40 : cet après-midi, je me tape la sieste du siècle. Encore mieux que celle d’hier. C’est ce temps qui me donne envie de dormir. Et comme je vais au spectacle, ce soir, autant que je sois le plus en forme possible. Alors, vite, vite, vite, je me dépêche d’écrire, je me sers de six ou sept doigts pour aller encore plus vite sur le clavier de mon ordinateur. Pas encore les dix doigts mais ça, je sais que je n’y arriverai jamais. Même si je décide d’apprendre à toute vitesse. Non, je crois que le mieux, c’est que, pour une fois, je me pose enfin. Et que je me repose.