Monsieur,

Pour faire suite au sinistre dans votre cuisine, le dimanche 7 janvier 2018, nous avons bien pris note de votre demande et l’avons analysée avec toute l’attention requise. Malheureusement, nous vous confirmons qu’un dégât des huiles n’entre pas dans les clauses de votre contrat. Ni d’aucun autre contrat, d’ailleurs. Pas même dans ceux que nous offrons aux garagistes.

À titre exceptionnel, nous pouvons néanmoins vous donner quelques informations pour tenter de résoudre votre problème de gras sur votre carrelage. Il n’y a que sous vos meubles que nous ne pouvons rien vous suggérer. Au mieux, l’huile qui sera passée sous vos placards pourra peut-être nourrir le bois de ceux-ci, ce qui, en soi, n’est déjà pas si mal.

Sachez qu’en aspergeant votre sol de vinaigre blanc, vous obtiendrez un subtil mélange d’huile et de vinaigre que vous pourriez récupérer afin de le servir avec une bonne frisée dans laquelle, vous aurez préalablement ajouté une bonne poignée de lardons poêlés juste ce qu’il faut pour qu’ils soient chauds et légèrement croustillants. Avec un morceau de pain grillé, vous verrez, c’est succulent.

La prochaine fois que cela vous arrivera, si cela doit vous arriver de nouveau, nous ne pouvons que vous conseillez de recouvrir de farine immédiatement après la casse de la bouteille d’huile sur votre carrelage. En effet, celle-ci va se coaguler avec l’huile et vous n’aurez plus qu’à attendre que tout soit bien amalgamé pour tout récupérer avec un bout de carton en guise de pelle pour ne pas salir votre balayette.

Vous n’êtes pas obligé de jeter ce mélange huile et farine car vous pouvez en faire de la pâte pour un délicieux crumble aux fruits de saison : pommes, poires et scoubidous, wouah ou encore, si c’est en été, de ces délicieux fruits rouges dont on ne lasse jamais. Ne pouvant garantir une hygiène parfaite compte tenu que ça vient de votre sol, réservez ces recettes aux gens que vous n’aimez pas vraiment.

Vous souhaitant bonne réception de notre courrier du 9 janvier 2018, nous vous prions, monsieur, d’agréer l’expression de notre hausse de cotisations la plus sournoise pour ne pas dire abusive et l’assurance de toute notre considération.