Hier, j’ai démontré avec force arguments que j’avais des goûts et des idées bien tranchés (comme le saumon fumé en cette période de Noël) mais on ne peut pas en dire autant de tout le monde. La preuve ? Regardez-moi ce ciel d’un gris sinistre (pourtant, j’aime beaucoup le gris, en général, c’est même une de mes couleurs favorites même si je ne suis pas certain que ça soit vraiment une couleur) où on dirait que le jour hésite à faire nuit ou que la nuit s’est mal déguisée en jour. En plus, le ciel semble lourd et bas. Comme quelqu’un de mon entourage dont je ne dirai pas le nom car on a dit qu’en cette période de trêve de Noël, on ne se moquait pas du physique des autres. Ça n’est pas chrétien. Mouais, en même temps, hein…

Je ne sais pas moi, si Noël était si important que ça, peut-être qu’on aurait pu s’arranger, dans les hautes sphères pour accrocher des guirlandes et des boules aux nuages. Ils sont si nombreux que ça aurait égayé un peu cette journée de 24 décembre. Il aurait juste fallu s’entendre sur les couleurs : décorer le ciel avec plein de nuances ou rester dans une espèce d’autre monochromie ? Non, je pense que du bleu, du rouge, du vert, du jaune et du blanc, ça aurait fait un peu plus festif. Poil de cul ! Pourquoi je dis ça ? Parce que festif, en verlan, ça fait tif-fes et ça m’a fait penser aux tifs des fesses donc aux poils de cul. Oui, je sais, j’ai l’esprit léger, aujourd’hui. Il n’y a pas de raison pour que je ne m’amuse pas, moi aussi. Ou moi non plus.

En tout cas, cet après-midi, je vais faire comme pour un dimanche normal, comme pour un dimanche ordinaire : une séance de cinéma juste après déjeuner et ensuite, je passerai saluer le patron et après, je rentrerai chez moi. M’enfermer, les volets clos dès que le jour tombera et attendre que ça se passe. Je n’ai pas de cheminée, le Père Noël ne viendra donc pas chez moi et de toute façon, je n’ai pas ciré mes petits souliers. Je n’ai pas envie de faire ça aujourd’hui. Et d’ici là, je vais sans doute me mettre en mode relaxation. Après une semaine de folie. Des journées de boulot de dix à douze heures. Heureusement, le pire devrait être derrière moi car pour le Nouvel An, ça sera plus calme. En théorie. En tout cas, là, j’ai juste envie de calme et de repos, là. Ni moins.