De deux choses l’une : soit mon facteur est un imbécile intégral, soit mon facteur est incapable d’exprimer clairement et honnêtement une chose pourtant toute simple, soit mon facteur est un gros feignant*, qu’à côté, les rois du même nom (comme Aga), c’est de la roupie de sansonnet. Vous voulez savoir pourquoi j’en ai contre la Poste, aujourd’hui ? Je suis dans une colère, vous ne pouvez pas imaginer ô combien. Parce que, avec la Poste, c’est comme avec la SNCF, tout est possible, même le pire.

Samedi matin, un avis de non dépôt d’un colis trop volumineux par le facteur. Or, il n’a pas sonné pour avertir qu’il était là et même si le colis était trop encombrant pour le porter, il pouvait le poser par terre, nous appeler à l’interphone et nous serions descendus à deux, avec un diable, s’il le fallait et nous aurions tout bouclé en dix minutes chrono. Non, il s’est contenté de mettre un avis de passage comme quoi un colis n’avait pas pu nous être remis. Trop volumineux. Alors, il a fallu qu’on attende lundi.

Pendant le week-end, nous nous sommes demandé ce que ça pouvait être. C’était au nom du président, pas au mien et comme il n’attendait rien, m’a-t-il dit, je lui ai répondu, légèrement : tu m’as commandé un cadeau tellement gros qu’il ne rentre pas dans la boîte aux lettres mais tu ne veux pas me le dire. Nous nous sommes aussi questionnés sur le fait de savoir comment nous allions faire pour le récupérer, lundi. S’il était trop gros mais surtout, trop lourd, li allait falloir que je prenne la voiture. Pfou !...

J’y suis allé, tout à l’heure. Et là, en entrant dans le bureau de Poste, fêtes de Noël obligent (on devrait interdire Noël, depuis le temps que je le dis !), une douzaine de personnes devant moi. Une queue dont je me serais bien passé mais bon, contre mauvaise fortune, bon cœur, j’ai attendu, préparant mes muscles à porter quelque chose de gros. De trop gros pour moi. Mais quand ça a été mon tour, quelle ne fut pas ma surprise. Un colis de dix centimètres sur cinq. Pesant moins de cent grammes. Un truc volumineux ?

Non, je pense que soit le facteur avait oublié son passe pour le faire entrer dans la boîte car, effectivement, ça ne passait pas par la fente, soit il a juste eu envie de bâcler son travail. Bref. Je suis entré dans une colère dont moi seul ai le secret, j’en ai encore quelques séquelles, d’ailleurs, une heure après. Bande d’incapables ! Faut pas s’étonner qu’on aille vers des transporteurs privés, après ça. Je ne souhaite pas un bon Noël à la Poste et à tous ses employés à ne rien faire. Je ne souhaite un bon Noël à personne, de toute façon.

* je sais, ça fait trois !