Je ne me suis vraiment pas foulé, ce midi, pour le déjeuner. Une choucroute achetée hier chez le traiteur, juste à réchauffer et hop ! Le tout a été joué en deux coups de cuiller à pot. Comme ça, je n’ai pas stressé et j’ai pu prendre de l’avance pour mes préparations habituelles du lundi vu que demain, je suis invité à déjeuner. Invité à déjeuner un lundi, à midi ! Vous vous rendez compte combien c’est étrange. Oui, c’est vrai, ça casse la routine et les codes mais moi, le lundi, c’est un jour de courses, de sport, de cuisine et là, je ne vais pas pouvoir respecter le programme normal qui m’attendait. Alors, j’ai décalé une partie des choses à samedi (les courses) et la préparation de lentilles avec plein de légumes d’hiver. Et un peu de curry.

J’ai même commencé le dessert que je compte apporter chez le copain qui nous invite. Un dessert avec du chocolat. Ça tombe bien, je n’aime pas le chocolat et comme ça, je suis sûr que non seulement je n’en prendrai pas deux fois mais je n’en mangerai pas du tout. Ça en fera plus pour les autres. Il y a peu de temps que je me suis mis à travailler ce produit qui m’a dégoûté pendant des années et des années. Je reconnais qu’il est intéressant à cuisiner et en plus, il fait toujours plaisir aux autres, alors, c’est gagnant-gagnant. Et puis voilà, je fais ça comme ça, je n’ai pas de compte à rendre. C’est cadeau : plaisir d’offrir, joie de recevoir, alléluia ou un truc comme ça. Enfin bon, bref, je suis désorienté dans mon organisation routinière.

Alors, en plus, quand on voit le temps qu’il fait, malgré quelques apparitions de soleil, plutôt agréables et quand on sait qu’on n’a pas de chauffage dans l’appartement depuis une semaine et que ce n’est pas prévu d’être réparé avant jeudi prochain, au mieux, une bonne choucroute, il n’y a rien de tel. Avec un peu de saucisse. Avec un peu de poitrine (sans harcèlement, ça va de soi.) Avec un peu de pommes de terre. Avec un peu de vin blanc. Et surtout avec beaucoup de chou. Un bon truc pour se réchauffer. Et pour ne pas se prendre la tête. J’ai même eu une pensée pour Sandrine, à un moment mais je ne sais plus trop ce qui m’a fait songer à elle. Peut-être quand j’ai jeté l’emballage du traiteur ? Allez donc savoir ce qui peut me passer par la tête.