Allez savoir pourquoi, alors que c’est la fin d’une semaine un peu difficile, j’ai eu la (bonne) idée et la (bonne) énergie d’aller faire du cardio, ce matin, à la salle près de chez moi. Comme ça, pour voir si je pouvais m’épuiser encore un peu plus. Et mine de rien, j’ai fait 48 minutes à 6 km/h et je n’ai pas vu le temps passer et je me sens plutôt bien, là, maintenant. Tout en sachant que si je me pose trop confortablement, dans le canapé, par exemple, je risque de fermer les yeux et alors là, qui sait ce qui pourrait se passer d’extraordinaire. Hein ? Oui, c’est ça, je pourrais fort bien m’endormir. Sauf que non. Parce que là, ce n’est pas l’heure. Il y a un temps pour tout, comme le chante si bien Vincent Delerm. Et non pas un tout pourtant. (Elle est subtile, celle-ci, je trouve… Je suis content de moi…)

Il va être 11h30 dans quelques minutes et il va falloir penser au déjeuner, à réchauffer ce qui est déjà prêt et à ranger, ensuite avant de me rendre dans mon cinéma préféré pour tenter d’y voir un film, ce qui serait le symbole même du fait que je suis enfin en week-end. Jusqu’à lundi soir. Environ deux jours et demi à ne plus m’occuper de tout ce qui me fatigue et me désole de plus en plus, depuis un certain temps, maintenant. Parce que le samedi, quand je m’en sens la force, le fait de prendre la grosse douche pour m’enlever toute cette odeur de boulot et le shampooing qui va bien et ensuite, de me payer une toile, pour moi, c’est presque jouissif. Comme une espèce de revanche sur ce que je ne peux pas vraiment maîtriser. Une petite victoire qui vient s’ajouter à d’autres tout aussi petites.

On dit que les petits ruisseaux font les grandes rivières (de diamants ?) et je pense que c’est vrai. Et que tant va la cruche au téléphone, qu’à la fin, lasse d’attendre, elle se casse. Oui, oh, tant va la cruche, allo ? Oui, si vous préférez. Moi, aujourd’hui, je suis de bonne humeur alors on peut me demander tout ce qu’on veut, tant que ça reste dans mon champ des possibles. Donc ? Donc, il ne faut pas hésiter car ça n’arrive pas souvent. Bon, il ne faut pas exagérer non plus, je ne suis pas prêt à donner l’absolution à n’importe qui ni à comprendre n’importe quoi. Là, je suis dans une espèce de chemin positif, je ne sais pas combien de temps ça va durer, alors, je pense que je vais essayer d’en profiter au maximum, si ça se trouve, demain, cet après-midi ou dans une heure, ça sera autre chose.