Hier, jour férié parmi les vivants, je suis quand même allé travailler car moi, il n’y a pas beaucoup de cas où je n’y vais pas : le 1er mai, Noël et le Jour de l’An, sinon, j’y vais tout le temps, sauf si ça tombe un dimanche ou un lundi car là, quand même, j’ai le droit et le devoir de rester chez moi, comme n’importe quel salarié normalement constitué qui a deux jours de congés par semaine. Je pose cinq, je retiens deux, j’ajoute un et je retranche… non, j’ai beau regarder dans tous les sens, je n’ai bel et bien que deux jours sans aller bosser, chaque semaine.

Donc, hier matin, j’y vais aux aurores, même pas boréales et je me casse le nez devant l’informatique, notre logiciel de gestion qui est en panne. Si ça se trouve, comme pour la fin août, on n’a pas payé pour le renouvellement de la licence. M’enfin, merde, quoi on va se réabonner à la petite semaine, comme ça, au lieu d’en prendre pour un an voire plus. Et pourquoi pas pour une petite éternité, hein ? Au moins, on serait tranquille jusqu’à ma retraite ou jusqu’au moment où je pourrai m’arrêter pour atteindre le moment de me retirer vraiment.

Alors, je suis rentré chez moi au bout de deux heures, après tout, hein, pourquoi ne pas aller me rendormir sur le canapé, tranquillement. Sauf que, au bout de deux heures, je me suis réveillé avec une migraine de derrière les ragots. Et j’ai tenté de l’oublier en allant faire quelques courses chez Auchan, au Lac, histoire de m’occuper, à une heure aussi matinale (à peine 8h30) et alors que je m’apprêtais à revenir vers ma voiture, un appel d’un collègue. « On a trouvé une solution, ça remarche, si tu veux bien revenir pour la fin de mois ? »

J’y suis allé, j’ai galéré car ça ne fonctionnait pas bien, la manipulation qu’a faite notre super informaticien qui avait oublié de payer le renouvellement de notre abonnement. Et je suis rentré chez moi à pas d’heure, sans avoir déjeuné et tout et tout et j’en avais marre alors qu’il faisait vachement beau dehors mais pas dans mon crâne. Et j’ai attendu que le reste de la journée se passe avec la promesse que cette nuit, ça fonctionnerait de nouveau jusqu’à nouvel ordre. Mais le nouvel ordre n’est jamais venu. Comme si nous étions en campagne électorale.

Et cette nuit, encore, quand je suis arrivé à mon boulot, nous étions de nouveau en rade. Parce qu’un truc n’a pas fonctionné dans l’intervention de Super Mario, notre informatichien-chien à sa mémère. Alors, j’ai attendu pendant près de trois heures, histoire de finir ma nuit et voir le jour commencer à se lever. Je ne vous cache pas mon mécontentement. Ma colère. À peine retenue. J’ai donc fait du sur place, au petit matin. Alors que j’ai failli repartir chez moi, comme hier. J’ai hésité entre continuer de faire du sur place ou à m’emporter jusqu’à mon canapé. Je suis sûr qu’il m’attendait, lui.