Je vais revenir un instant sur le rebondissement dans l’affaire qui m’oppose à Alain Affleloupé (j’ai eu du mal avec cette première phrase car je ne trouvais pas le mot « rebondissement » qui est celui que je voulais écrire mais qui ne me venait pas… J’ai failli mettre « coup de théâtre » mais ça ne me convenait pas vraiment, alors, j’ai forcé beaucoup en réfléchissant, au point de venir tout rouge, j’en suis sûr et ça a fini par venir mais ça n’a pas été sans mal et à part ça, ça va, merci et vous ?)

Oui, pour celles et ceux, les citoyennes et les citoyens, les françaises et les français, les francophones et les francophones, les femmes et les hommes qui seraient amenés à me lire en me découvrant seulement aujourd’hui, samedi dernier, il m’est arrivé un incident chez Affleloupé (avec deux « f » comme je m’en Fous et je m’en Fiche) que vous retrouverez relaté dans le billet du 28 octobre mais attention, c’était encore à l’heure d’été, je le préciser pour celles et ceux à qui ça pourrait poser un problème.

Et entre temps, j’ai reçu un appel du responsable du magasin en question, un prénommé Thibaut, bon contact téléphonique, un monsieur bien de sa personne quand il parle, confondu en excuses et ayant très envie de me rencontrer pour faire le point avec moi car il y a bel et bien une rupture de stock sur les branches que je voulais chez Davidoff. D’accord, que je lui ai dit, je vais passer d’ici environ une heure cinq. Voire une heure dix, tout au plus. Le temps de déjeuner, de me changer, de sortir mon vélo de son local et hop, quelques tours de roues plus tard, c’était bon.

J’y suis allé et là, j’ai attendu car il était déjà occupé avec un client, on m’a installé à une table pour patienter et j’ai fait celui qui n’en avait cure, d’être là alors que j’aurais nettement préféré être ailleurs. En face, dans un magasin de lingerie féminine dont le nom fait penser à un fromage hollandais (alors que je suis sûr qu’il n’y a aucun rapport entre les deux, non, non…), une employée a démembré un mannequin pour la rhabiller (pour l’hiver ?) (Sur le coup, d’ailleurs, je me suis demandé si c’était vraiment un personnage en cire ou un cadavre… Allez savoir, vous…)

Elle lui a enfilé une culotte en dentelle, comme ça, devant tous les gens qui passaient, sans même avoir la pudeur de se mettre dans une cabine d’essayage et elle lui a installé un soutien-gorge assorti avant de lui remettre ses deux bras et de l’installer comme il se devait dans la vitrine et là, Thibaut est arrivé, m’a tendu la main, un monsieur bien de sa personne, je confirme, une tête de premier de la classe mais sympathique malgré tout (j’en suis un ancien, premier de la classe, moi aussi, alors…)

Il s’est de nouveau confondu en excuses et m’a promis une solution rapide et efficace à mon problème. Il m’a même fait des confidences : il n’est là que depuis deux mois et s’est rendu compte de plein de choses qui n’allaient pas, dans ce magasin en proie à beauocup de laxisme de la part de certain(e)s employé(e)s. Il va mettre de l’ordre. Je l’ai regardé en le remerciant de son attitude, de sa volonté à me satisfaire comme client mécontent. À tenter de réparer la boulette, les boulettes qui ont été faites dans mon dossier.

J’ai même un peu insisté en le regardant. Car je me suis demandé s’il était du même genre que moi : quand il n’est pas content, il élimine qui de droit. Ou qui de gauche. Je n’ai pas su lire dans aucun de ses deux yeux s’il était comme ça ou pas mais j’ai eu un gros doute. Et j’ai même hésité à lui dire comment je faisais moi. Comme pour une femme de ménage et Ducon mais s’il n’était pas branché comme moi, aurait-il pu entendre et comprendre ce que je lui aurais dit.

Et si, comme moi, il a utilisé (ou il va utiliser) la méthode la plus expéditive qui soit, comment pourrais-je savoir s’il l’a réellement fait ou pas ? À moins de tenter de lui faire comprendre que je suis tellement content de lui que j’aimerais bien qu’on reste en contact, voire plus. Qu’on aille prendre un café ensemble, quelque part et alors, je pourrais le sonder discrètement et voir ce qu’il a dans le pantalon. Et s’il me révèle certaines choses, même à mots voilés, alors nous pourrions…

Nous pourrions devenir complices. Mais comme je suis plus vieux que lui, j’exigerai un droit d’autorité et de priorité sur lui. Sinon, couic, lui aussi, non mais sans blague. Et nous nous réunirions quand nous aurions envie de nous débarrasser de quelqu’un(e) et alors, ça serait un vote à main levée mais serons-nous capables d’arriver à une majorité non absolue ? On n’en est pas encore là. Pour l’instant, qu’il me répare mes lunettes défectueuses et ce soir, c’est Halloween. On verra une autre fois.