Pfou, quelle bêtise que de devoir mettre tous les réveils, les appareils audio-vidéo et autres connectés à l’heure d’hiver, depuis hier soir. C’est franchement pénible à faire. D’accord, j’exagère un peu, il y a bien plus insupportable, dans la vie. Tout remettre à l’heure d’été, tiens, par exemple…

Avec tout ça, moi, hier soir, je me suis couché à minuit, heure d’été et je me suis levé à 5h30, heure d’hiver. On m’avait pourtant bien vendu l’idée que j’allais dormir une heure de plus. Mon œil, oui. Et même mon cul, tiens ! Je me suis fait avoir en beauté. Dans toutes les largeurs, encore une fois. Et là, après un déjeuner un peu moins diététique que la normale, j’avoue que j’aurais tendance à piquer du nez. Alors, je sais comment ça va finir. Une heure de sieste sur le canapé. Mais rien qu’une heure. Pas d’hiver, ni d’été, non, une heure normale. De 60 minutes. À quelques-unes près.

Depuis que je suis debout, je n’ai pas arrêté, comme pourrait le dire Jean-Jacques. D’abord, j’ai préparé le café. Ensuite, j’ai allumé l’ordinateur. Après, j’ai détendu le linge car il était un peu stressé. J’ai remis le séchoir sur la terrasse et j’ai rangé les pinces  et j’ai tout plié pour mettre ce qui doit être repassé dans la corbeille adéquate et les slips et chaussettes dans les boîtes tout aussi adéquates. Ça fait deux « adéquate » dans la même phrase, attention, Stéphane, tu as tendance à donner dans la répétition. Tu as tendance à donner dans la répétition. Dans la répétition…

Après, j’ai établi une liste de courses pour le marché et une pour demain matin, avec les menus de la semaine. Et j’ai pu enfin m’octroyer un peu de repos en terminant l’excellent bouquin que j’avais sous le coude depuis deux semaines. Et là, j’ai vu l’heure, d’hiver, alors je me suis habillé, je me suis chaussé et j’ai préparé ce que je devais emmener chez le patron : 63 pots de confiture juste arrivés d’Allemagne, un pain noir et deux ou trois autres bricoles plus 3 bidons de lessive mais pas de raton laveur. Et ensuite, j’ai fait mes courses et je suis rentré et depuis, j’ai préparé le déjeuner et nous avons mangé et j’ai tout rangé et maintenant, c’est le moment de ne plus rien faire.

Sauf que je suis un peu embêté, ce matin, je suis passé à l’orange, en bas de la rue Nancel-Pénard et je me demande si je n’ai pas été flashé. Maintenant, je pourrais toujours contester et dire qu’à cette heure-là, heure d’hiver, j’étais encore chez moi, heure d’été. On ne sait jamais.