« Il faut dire qu’à part ton blog et je ne sais quoi d’autre, il n’y a pas grand-chose qui compte. »

J’avoue que je l’ai mal pris mais je vais faire contre mauvaise fortune, bon cœur et aller de l’avant comme si de rien n’était. Mais je n’aime vraiment pas du tout cette façon de dire des méchancetés totalement gratuites. Et moi, question vacheries, j’en connais un rayon. Il n’y a pas plus salopard que moi quand il s’agit d’en mettre plein la gueule à quelqu’un, par écrit, attention, pas en vrai. Je ne suis pas téméraire, non plus. Comme je suis baraqué comme un clafoutis aux cerises sans les noyaux… Je ne vais donc prendre aucun risque.

Mais voilà, moi, des coups, ça m’arrive d’en prendre et quand je ne les ai pas vus venir, quand je suis pris au dépourvu, je ne réplique pas. Je n’ai pas la présence d’esprit de répondre à la violence par la violence. Je préfère attaquer le premier. Et me planquer, juste après, pour ne pas qu’on me retrouve et qu’on se venge sur moi. Je suis courageux mais juste à ma mesure. C’est-à-dire, pas très grande ni haute. On est comme on est et on fait ce qu’on peut comme on peut. Je ne sais pas si je pourrais changer avant de disparaître.

Mais je me demande surtout si j’ai envie de changer parce que je ne vois pas vraiment pourquoi je le ferai. J’aime l’idée que les autres puissent le faire, changer mais je n’ai pas envie que ça m’arrive à moi. Je suis très bien comme je suis avec mes qualités (exceptionnelles) et mes défauts (dérisoires), une balance tout à fait équilibrée, non ? Alors, ma foi, voilà, quoi. Maintenant que j’ai tapé du poing sur les « i », je me sens un peu mieux. Pas tout à fait, juste un peu. Juste un doigt, quoi. Un doigt d’honneur, en fait. À qui de droit.

Tu sais ce qu’il te dit le mec qui fait son blog et qui ne pense qu’à ça, entre autres, hé, Ducon ?...