J’aime bien les acronymes. Et là, comme un clin d’œil à mon billet d’hier, je pourrais arrêter mon billet juste à cette phrase-là : « J’aime bien les acronymes. » Mais je crains que ça ne fasse un peu juste pour accrocher d’éventuels lecteurs et trices. Alors, je vais développer un peu.

J’aime bien les acronymes et celui qui m’en a donné le goût, c’est celui de la première véritable entreprise dans laquelle j’ai travaillé (et dans laquelle je suis resté 19 ans, comme ça, l’air de rien, waow, hein ?...) Elle s’appelait Scaïb. J’ai toujours mis un tréma sur le « i » (j’aime bien mettre les points sur les « i ») alors que peut-être que ce n’était pas obligatoire. En même temps (comme dirait Macron) sans le tréma, ça se serait prononcé Squèbe et non pas Squahibe. La nuance est là.

En tout cas, très vite, parce que ça m’intriguait, j’ai demandé ce que voulaient bien dire ces 5 lettres réunies. Société commercial d’application industrielle des brevets. Boîte créée par feu Henri Marziale, un patron paternaliste comme on n’en a pas vu depuis longtemps, il me semble… Mais moi, Scaïb, ça m’inspirait bien d’autres choses. Nous étions distributeurs de composants électroniques et quand j’ai eu l’occasion de faire partie du C.E., j’ai changé le sens de cet acronyme.

J’avais inventé les aventures de Paulette Packard et elle faisait partie de l’autre Scaïb : Secret and Commercial Agency of Intelligence Bureau. Rien à voir. Mais c’est bien, non ? Bon, les aventures de mon héroïne n’ont duré que deux épisodes publiés dans les deux premiers et uniques numéros du bulletin d’informations du Comité d’Entreprise.

Entre temps, j’ai vécu, j’ai quitté la région parisienne et je me suis installé à Bordeaux. Et là, j’ai assez vite habité dans un immeuble du centre-ville. Son nom ? Sibal. Et là encore, je me suis interrogé pour savoir ce que ça voulait dire : Société Immobilière Bordeaux Alsace Lorraine. Parce que c’était à Bordeaux, cours d’Alsace et Lorraine, tout bêtement. Mais là encore, j’ai eu envie d’autres horizons et je me suis imaginé plein de choses. Rien que pour moi.

Sauf que là, ma mémoire me fait défaut et je n’arrive plus à me souvenir quels étaient les autres possibilités que j’avais créées. Ça doit se trouver dans un fichier Word quelconque. OMDDQDE ? (Oui, mais dans quel disque dur externe ?) Ah ce que c’est dur de « souffrir insolemment de ce bordel ambiant des lundis » ! Non, ce n’est pas terrible non plus.

Bon, écoutez, il y a des fois où il faut savoir reconnaître qu’on n’est pas très bon. Aujourd’hui est un jour comme ça. Le mieux, c’est que je PPP (que je Parte sur la Pointe des Pieds.) On n’a qu’à faire comme si je n’avais rien dit. Comme si je n’avais rien écrit, aujourd’hui.