Je ne sais pas trop quoi faire, là, à l’instant précis où je viens de rentrer chez moi après une après-midi à moitié consacrée à une séance de cinéma et l’autre moitié à m’être rendu en ville et en être revenu à vélo en passant par la case Cabirol, là où habite le patron mais ce n’était pas comme au Monopoly, quand on passe par la case départ, je n’ai pas touché 20 000 francs et encore moins 20 000 euros. Tant pis, je pourrai toujours me consoler en me disant que j’aurai essayé et comme qui ne tente rien n’a rien, moi, j’ai tenté mais je n’ai rien eu pour autant. Je n’ai pas une vie facile, vous savez… Mais je ne vais pas me plaindre, il y en a qui sont plus mal lotis que moi.

Donc, à cet instant précis, où il est environ 16h41 et quelques 30 secondes, j’hésite entre deux choses dont quatre : écrire maintenant un billet pour le blog (après, je crains que les temps de réponse sur Internet ne soient trop longs) ou aller grignoter un quatre-heures bien mérité même si ce serait plus un quatre-heures-quarante-cinq, je pense qu’autre chose. Et je me tâte également entre parler de la vie des crocodiles en Amazonie ou de l’interview d’Emmanuel Macron, hier soir, sur TF1, au journal télévisé, que je ne regarde pourtant jamais, jamais, jamais, sur cette chaîne-là. Pourquoi ? Ça ne me tente pas. Je n’en ai pas mais pas du tout envie. Inutile d’insister.

J’ai trouvé malvenu que les medias reprochent à Macron de ne pas avoir parlé assez d’international, de sécurité intérieure et des deux malheureuses jeunes femmes assassinées à Marseille mais décidément, les journalistes ont une mémoire de bulot : au lieu de passer 12 ou 14 minutes sur de la sémantique… Pardon, au lieu de parler de « bordel », de « feignants » et des « cyniques », on aurait pu parler de choses plus essentielles. D’autant que je pense qu’il n’y a que ceux qui ont ces choses à se reprocher qui peuvent se sentir viser. En tout cas, il a continué de répondre même quand madame Coudray lui coupait la parole. Bon, alors, je vais goûter ou je tire la langue aux journalistes ?  Je meurs d’inanition ou je vais me reposer sur la terrasse, dans mon fauteuil préféré ?