À la différence d’hier, hormis tout le travail que j’ai abattu de sang presque froid, ce matin, au boulot, cet après-midi, je pense que je vais d’abord me reposer avant de me mettre à certaines corvées qui m’attendent. Elles n’ont qu’à s’armer de patience. D’un peu de patience. Voire de beaucoup de patience. Parce que je ne suis pas vraiment d’humeur badine. Ou alors, éventuellement, à sortir celle de mon placard à punition et à m’en servir contre ceux qui me casseraient un peu trop les pieds. Ou les oreilles.

Il y a des jours, comme ça où rien ne va. Ça commence mal et ça continue de la même façon et on craint que ça ne persiste et signe jusqu’au soir. Peut-être même que le moment d’aller au lit ne se passera pas bien du tout, lui non plus. Alors que ça devrait être un moment extraordinaire. Oui, je sais j’ai tendance à exagérer, parfois, souvent mais bon, si je ne peux pas dire ce que je ressens de façon un peu démesurée, à quoi bon ? Oui, c’est exactement ça : à quoi bon ? Parce que pour l’instant, c’est à quoi mal ?

Le soleil revient, est-ce juste pour une apparition un peu comme une étoile filante ou est-ce pour s’installer un moment au-dessus de nos têtes. Quoiqu’il en soit, je n’irai pas m’allonger sur la terrasse car il y a un peu de vent. Quand je vous dis que tout est contrariant, aujourd’hui, je ne vous mens pas : mêmes les vents sont contraires. Alors, je viens de voter à main levée mais secrètement, tout seul dans mon coin, c’est sur le canapé que je vais poser mes valises pour un bout de chemin statique. Et pour le reste, on verra plus tard. Ou une autre fois.