Le vendredi, quand je débauche, entre 11 et 11h30, je file directement au centre commercial du Lac pour y faire mes courses de base en prévision du week-end. Pour tout ce qui est des végétaux (fruits et légumes, je vais au marché de la place Pey Berland, le dimanche matin…) Aujourd’hui, je n’ai pas dérogé à la règle et quand je suis arrivé au parking, j’ai choisi d’aller chercher une place de stationnement à proximité de l’entrée la plus centrale du centre. Et j’ai été un peu surpris de voir qu’il y avait plus de monde que d’habitude. Encore que ça fait au moins 2 vendredis que je ne viens pas pour cause de vacances, d’abord en Espagne et ensuite, dans le Massif Central. Alors, là, oui, j’ai bien compris que la rentrée était largement effective.

J’ai fini par prendre la place d’une voiture qui partait, le sens du devoir accompli et le coffre plein de victuailles alors que moi, j’avais encore tout à faire. J’ai pris un chariot et je suis entré par la porte St Émilion. Sauf que là, au bout de quelques dizaines de mètres, j’ai constaté que j’avais laissé mon téléphone certainement sur le siège passager. Alors, j’y suis retourné et là, je ne me souvenais plus si j’étais stationné dans la rangée 13 ou la rangée 14. Parce que j’avais hésité. Les deux nombres me plaisant à peu près de la même façon… Le premier parce qu’il est impair et que je préfère les impairs même si je n’aime pas en connaître et le second parce qu’il est le double de 7 et pour moi, ça, ça n’est pas rien même si je n’ai aucun 7 dans ma date de naissance.

Je me souvenais dans quel sens j’étais parqué mais je ne me souvenais pas si je devais arriver à pieds par l’allée 13 ou par la 14. Oui, parce que les deux me conviennent. Je sais, je l’ai déjà dit. En même temps, si on me donne le choix, ça risque d’être un sacré dilemme. Parce que j’aime le chiffre 13 que je préfère imaginer porte bonheur que l’inverse. Et j’aime 14. Sans réelle raison consciente. J’avais même eu l’idée de créer un fanzine, quand j’avais une trentaine d’années et je voulais l’appeler Quatorze. Il n’a jamais vu le jour mais je garde un penchant pour lui, depuis cette époque. Alors, finalement, j’ai vu que j’étais stationné dans la rangée 14 mais j’avais le cul, enfin, le coffre, dans l’allée 13. La tête dans le 14 et le cul dans le treize. Et mes courses se sont bien passées.