Même dans les pires journées, il y a forcément toujours quelque chose de bien qui arrive. Qui doit arriver, peut-être. Parce que pour ce qui est de ce mardi de reprise, je me demande si c’est déjà arrivé. Et si ça doit arriver, je me demande bien vers quelle heure, à peu près. Oui, parce que j’aimerais autant ne pas être en train de faire la sieste quand ça va arriver. Et j’aimerais aussi être là. Parce que je dois aller en ville et si ça doit arriver quand je ne suis pas là, à quoi bon, hein ?

Ou alors, si c’est déjà arrivé, je ne m’en suis pas forcément rendu compte. Remarquez, j’étais tellement dans le négatif, depuis cette nuit, que si ça se trouve, ça m’est passé sous le nez et je n’ai rien vu. Ou ça m’est passé sous les yeux et je n’ai rien senti. Ou alors, c’était tellement subtil que vu ma migraine, je n’ai pas été capable de le comprendre. Parce que si ça se trouve, si c’est déjà arrivé, je vais terminer ma journée sur un sentiment d’échec. Quelle perspective, je trouve !

À moins que le meilleur de ma journée, ça n’ait été quand j’ai quitté mon travail vers 11h30. Mais alors, si c’est ça le plus positif de ce mardi, je redoute l’après-midi qui vient de commencer et la soirée. Surtout l’après-midi car la soirée, au pire, je vais me coucher et hop, ni vu, ni connu, chacun chez soi et les moutons sous le lit seront bien gardés. Dans le doute, on va dire que ça n’est pas encore arrivé, le quelque chose de bien que je suis en droit d’attendre. On va bien voir.