Bon, un indice pour savoir où je pars pendant trois jours ? Je n’ai rien à mettre dans ma valise, rien du tout…. Ça ne vous aide pas ? Allez, faites un effort, quoi ! Oui… Ça veut dire quoi si je ne mets rien dans ma valise ? Franchement, vous devriez faire travailler un peu vos méninges...

Que je vais en prison ? Eh bien non, justement, c’est tout à fait ce que je voulais éviter. Non mais en plus, vous m’imaginez, moi, en prison ? Moi, le sirop de la rue… Comment je ferais pour aller au cinéma ? Comment je ferais pour prendre mon vélo au moins une fois par jour ?

Oui, c’est ça. Je vais dans un camp de naturistes ! Et vous savez où ? Sur la mer de glace. Après tout, il n’y a que le ridicule qui ne tue pas. Passer trois jours à poil sur un glacier avec les températures extérieures qu’il va faire et dormir sous la tente, non mais vraiment, c’est n’importe quoi !

Tout simplement, je ne mets rien dans ma valise parce que je ne prends pas la mienne. Le patron m’en a prêté une, plus petite, plus pratique et avec des roulettes qui ne font pas de bruit. C’est pour ça que je mets tout dans une valise à lui et non pas dans ma propre valise

Alors là, comme je vais être (encore) absent (attention, je crois que je suis en train d’y prendre goût), je vais de nouveau fermer le blog jusqu’à samedi voire jusqu’à dimanche. Il ne rouvrira qu’en automne, maintenant. En même temps, nous ne sommes qu’à deux jours de la fin de l’été.

Je crois que tout est prêt, la valise bleue du patron n’attend plus que je lui ferme le bec. Elle n’a fait que bâiller d’ennui depuis que je l’ai remplie. Elle n’attend qu’une chose : rouler jusque dans le coffre d’une voiture et partir. Prendre la route. Faire des kilomètres et arriver dans un hôtel. Elle aime ça.

Et moi, ce matin, je vais me raser, me doucher, me laver les cheveux… Ça me fait penser à cette chanson que j’aime tant de Françoise Hardy (que j’aime bien) : Ce soir. « Ce soir, il y a quelqu’un, qui m’emmène dîner, pour m’arranger un peu, je vais laver mes cheveux… »