Contre toute attente, aux dernières nouvelles, il semblerait bien que l’on va partir, comme nous l’avions prévu, il y a deux ou trois mois. Partir sur la Costa Brava, pendant une semaine, à partir de dimanche prochain (j’informe que le blog sera plus que probablement fermé à cette occasion car la señorita, elle sera pas là) mais j’ai encore quelques doutes. « Quelques doutes m’habitent », viens-je de chuchoter à l’oreille de mon sexe que je viens de réveiller alors qu’il était tranquillement en train de se reposer dans mon slip. Il m’a écouté, plus distraitement qu’attentivement et s’en est allé refermer ses yeux tout en soupirant. Il a de la chance, lui, il dort beaucoup et souvent. J’en connais qui aimeraient bien en faire autant. Suivez mon regard intérieur…

Oui, donc, nous partirions bien dimanche matin en direction de Castell Platja d’Aro. Un endroit que je ne connais pas et dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à ce qu’on y trouve un hôtel qui semble bien nous convenir. Qui nous plaise suffisamment pour qu’on y réserve six nuitées. Et là, maintenant, puisque tout a l’air de se confirmer, nous allons pouvoir envisager un peu de repos, des visites, des moments de détente ensemble, tous les trois, le président, le patron et moi. Oublier un peu nos soucis. Oublier les mauvais moments de ces derniers mois. Oublier qu’on en a bavé et pas qu’un peu. De quoi faire pâlir un élevage d’escargots. Et je dis ça en toute modestie. En toute humilité. Mais pas en toute humidité. Je n’en suis pas encore là, moi. Mais j’en connais qui…

Non, je ne suis pas là pour balancer. Même sous la torture, vous ne me ferez pas faire des vannes sur Bernard, celui qui vient de se faire opérer de la prostate. Ça ne regarde personne d’autre que lui. Bon, le principal, c’est qu’il aille bien. En tout cas, si nous avons pu hésiter à partir, ce n’est pas à cause de lui. Non, c’est à cause de la reine Claude. Elle nous en a fait voir de toutes les couleurs mais là, il semble que les choses soient acquises. On va la laisser en garde de Pauline et elle n’a pas intérêt à nous faire encore chier parce que ses caprices, c’est fini. Comme le chantait si bien Hervé Vilard. Ce n’est pas parce que tu as près de 80 ans que tu as le droit d’empêcher les autres de prendre un peu de bon temps. Je vous jure, il y a des vieux, parfois, ce n’est pas simple, hein…