Finalement, à force d’attendre quelque chose avec une certaine impatience (mêlée d’une légère anxiété : que tout se passe bien, que tout soit bon, que tout le monde se sente à l’aise…), c’est comme pour les vacances, une fois que c’est arrivé, ça file à toute vitesse et à peine le temps de commencer que c’est déjà l’heure de terminer et alors, on se dit que le plus dur est fait : la préparation. Mais le plus dur de l’après n’est pas encore fait ?

Non, le plus dur de l’après, il était déjà terminé à 90% avant que neuf heures du matin ne sonnent dans toutes les églises du monde. Comme si elles annonçaient cette très bonne, cette excellente nouvelle. Comme si la planète se réjouissait de voir qu’il n’y avait quasiment plus aucune trace d’une quelconque fête ici, chez moi, hier soir. Comme si tout s’était auto-recyclé en suivant le principe que « rien ne se perd et tout se crée. » L’éternel recommencement.

Et là, pourtant, rien n’est achevé. Ce midi, nous avons commencé à manger une partie des restes. Des reliefs, comme on dit dans les mots-croisés. Et il y en a encore et encore. L’éternel retour des choses. J’en ai pourtant apporté pas mal au patron, ce matin, avec les bouteilles de champagne et de vin non ouvertes et nous allons encore partager tout ça ce soir. Tous les six. Et après, demain, cette fois, nous pourrons dire que la fête et bel et bien finie. Ainsi va la vie.