Un, deux, trois, je suis aux abois…

Le compte à rebours a commencé pour les festivités de ce soir, au 94 rue Bourbon à Bordeaux (je ne suis pas fou, ce n’est pas la véritable adresse mais je ne voulais pas voir débarquer tout le monde et n’importe qui !...) La preuve ? Maman et moi, nous sommes allongés chacun sur un fauteuil relax, les pieds en l’air et les orteils en éventail, en plein soleil. Nous allons commencer par digérer le repas frugal du déjeuner. Et ensuite, je ferai un petit somme. J’ai besoin de me reposer parce que dès 16h, environ, voire 16h08, nous allons devoir nous atteler à quelques menues préparations culinaires.

Pendant ce temps, le président et mon père, mais surtout le président, car mon père est allé voir s’il pourrait revivre le même genre de sieste qu’il avait faite hier, pendant ce temps-là, le président est en train de vérifier l’organisation de l’agencement de la terrasse, la table, les chaises, entre autres avant de prévoir de faire un trou dans la nappe grise en papier épais pour y glisser le pied de parasol qui accueillera la lampe du même nom pour éclairer les victuailles et les breuvages dont les invités pourront user et abuser mais attention, avec modération, quand même…

Mais moi, de toute façon, j’avais besoin de prendre un peu de repos. Cette semaine a été particulièrement compliquée et là, je suis autant que les rotules qu’un cul-de-jatte pourrait rêver de l’être, le pauvre, s’il savait comme ce n’est pas agréable !... Il ne connaît pas sa chance… Non mais c‘est vrai, les gens ne font rien que se plaindre alors que parfois, ils ne soupçonnent pas que les autres ont des vrais problèmes. Tout ça, ce n’est qu’une échelle de valeurs. Bon, là, je m’étais échappé de mon fauteuil en catimini pour écrire ce billet. Le soleil me tend les bras pour me bercer. Je vais donc y retourner et réfléchir à comment je vais m’habiller, ce soir.

Quatre, cinq, six, peut-être mettre une chemise…