Quand on vous dit que, passé un certain âge, tout fout le camp et que c’était mieux avant, forcément. La nostalgie, quand elle nous tient, elle nous balance dans la figure qu’elle est bien ce qu’elle a toujours été : une sournoise qui nous fait tantôt du bien, tantôt du mal. Parce que c’est toujours un peu étrange de penser à ce qu’on a vécu, à ceux qu’on a connus (et qui ne sont plus là soit parce qu’ils ont disparu, soit parce que l’éloignement a fait que…) et à tout ce temps passé qui ne se rattrape guère, qui ne se rattrape plus. Jamais plus…

Même pour l’organisation de mes prochaines vacances, mes quinze jours de vacances d’été, ça n’est plus du tout comme avant. Ça va faire la deuxième année consécutive que je n’irai pas passer entre deux et trois semaines aux Sables d’Olonne. Parce que c’est ainsi, parce que les choses sont comme ça et parce que c’est la vie qui veut ça. Et ça va donc faire deux ans que je ne remplis plus mes congés de fin d’été, après la haute saison, à mon travail. L’an passé, ce furent quelques jours à Biscarrosse en famille et entre amis. Cette année, une semaine s’annonce brave sur la Costa du même nom, en Espagne.

Et deux jours de plus, dans la deuxième partie de mes vacances, deux jours de plus à prendre la route. Ça y est, c’est décidé. Deux jours en goguette mais pas que. Je pars avec le patron et son amie Michelle, une vieille fille de près de 80 ans, dans toute la splendeur des vieilles filles si tant est qu’on puisse parler de splendeur pour elle. Grandeur et décadence… Je vais jouer à l’escort-boy, au chauffeur et un peu au guide touristique même si nous ne partons pas que pour le plaisir. Surtout eux deux. Alors, ma foi, que Clermont-Ferrand et Bourg-en-Bresse se tiennent près, on ne va pas tarder à débarquer. À les envahir. Pour deux jours.