Non, ce n’est pas très juste tout ça. Là, on est en pleine canicule, on n’en peut plus dès 9 heures le matin et ça va durer encore deux ou trois jours et à partir de jeudi, on va perdre entre 10 et 15 degrés et il va pleuvoir comme une vache espagnole qui pisse à la frontière française et samedi soir, pour notre crémaillère à venir, ce qui est quand même l’événement le plus important de la semaine, on risque d’avoir un temps qui ne nous permettra pas de rester dehors sur la terrasse.

Pourtant, dix personnes dans le séjour, si jamais il se met à flotter, ça ne va pas être très agréable à moins de se lancer dans une soirée échangiste, les uns sur les autres et les autres dans les uns. Mais ça, je vous préviens, ce n’est pas le genre de la maison. Mais alors pas le genre du tout. C’est quand même malheureux de voir qu’on va devoir prier un Dieu qui n’existe pas afin qu’il ne pleuve pas alors que dans d’autres pays qui ne connaissent que la sécheresse, on pleure après les eaux des cieux.

Quand je vous disais que ça n’était pas très juste, tout ça… Bon, de toute façon, que voulez-vous que la bonne y fasse ? Cette soirée est prévue de longue date, maintenant, je me vois mal décommander tous mes invités, annuler une partie de ce que j’ai commandé, retourner ce que j’ai déjà acheté et faire comme si de rien n’était. À moins de faire une soirée Scrabble, une soirée bingo ou une soirée DVD devant les Parapluies de Cherbourg et Le passager de la pluie… En même temps, hein ?...

Non, le mieux c’est que les choses s’arrangent d’elles-mêmes. Qu’il ne pleuve pas du tout à partir de 19 heures, samedi prochain, ce serait déjà ça. Et tant pis si les températures nous imposent une petite laine, eh bien, nous porterons une petite laine. Et si une partie de mes invités a quand même froid, l’intérieur restera ouvert malgré tout. La seule chose qui ne sera pas disponible, qu’on se le dise car je ne le répèterai pas, c’est ma chambre. C’est ma chambre et c’est mon lit. Surtout mon lit.

À part ça, on vient d’apprendre la disparition d’un autre morceau de notre patrimoine cinématographique : Mireille Darc est morte ce matin. Encore un bout de la France en noir et blanc qui disparaît. Décidément, cette année 2017 est une hécatombe pour nos femmes célèbres. Ça rend triste, ce genre de nouvelles. Ça rend triste car on ne s’y attend jamais et car on ne s’y fera jamais. Et là encore, on peut penser que ça n’est pas très juste. Mais qu’est-ce qui est juste, ici-bas, en réalité ?