Pour cette crémaillère prévue le 2 septembre, je me trouve confronté à certains obstacles matériels qui me prennent un peu la tête. En même temps, je sais qu’on n’a rien sans rien. Alors bon, je fais avec ces petits tracas et je tente d’avancer au mieux pour résoudre les plus embêtants. Mais il en reste un qui est plus coriace que les autres, c’est le problème de la chaîne du froid. Oui, car s’il fait très beau, voire trop chaud, il va bien falloir que je trouve un moyen de tout conserver comme il se doit afin de servir à mes invités de la nourriture pas trop avariée à cause d’un coup de chaleur en trop.

Alors, j’ai cherché à louer un réfrigérateur et hormis un prestataire spécialisé dans l’organisation de soirées, de fêtes et autres raouts (pas forcément qu’en août), à chaque fois, il fallait que j’aille le chercher moi-même et que je le monte moi-même au cinquième étage (avec l’aide de l’ascenseur, oui, c’est vrai) et voilà, quoi, je ne suis pas spécialement un fort des halles, moi. En plus, il me fallait louer un véhicule utilitaire et je ne vous dis pas les dépenses juste pour avoir de quoi ranger mon repas au frais. Et là, quand je suis tombé sur le prestataire qui acceptait de me livrer, autant vous dire que j’ai sauté dessus.

Après deux jours d’échanges téléphoniques, après un peu de stress à me créer un profil sur leur site Internet et après un peu de trouille de ne plus voir disponible le modèle qui m’intéressait, nous sommes tombés d’accord sur une livraison au pied de l’immeuble. Après, ce serait à moi de le monter jusque chez moi, de le brancher et de voir s’il fonctionne vraiment. Comme je trouvais ça moyen aussi, j’ai proposé de payer plus pour qu’on vienne me le mettre en place. J’attends encore le devis, qui ne viendra pas car un directeur m’a écrit pour me dire que vu la surcharge du vendredi 1er, ils ne pourraient pas assurer une livraison chez moi.

Qu’ils aillent se faire foutre ! Qu’ils aillent se faire mettre ! Qu’ils aillent se faire empapaouter ! Et moi, tout inquiet, je suis reparti de zéro dans ma quête d’un frigo. J’ai alors pensé en acheter un, tant pis pour la dépense et de mettre en vente aussitôt la fête passée. J’ai calculé que ça me reviendrait finalement moins cher que la location chez les autres tarés, là ! Mais là, je me suis confronté à un autre problème : quel modèle choisir ? Un petit ? Un grand ? Jusqu’à ce que le patron me trouve une solution : un prêt de la part de sa femme de ménage. Un frigo qu’il lui avait donné et qu’elle a gardé en dépannage.

Son mari viendrait me le livrer jeudi soir prochain. Et il le récupèrerait le lundi suivant, je crois. Il n’y a que trois étagères et un bac à légumes mais le bonus, c’est que j’ai un congélateur avec encore trois étagères. De quoi faire plein de glaçons, à part ça, je n’en aurai pas l’utilité. Je vais donc faire une salade aux glaçons, en entrée. Des glaçons à la plancha, en plat principal et des glaçons givrés en dessert. Comme ça, au moins, j’aurai rentabilisé la moitié de l’appareil sinon, elle ne m’aurait servi à rien. Quand je vous le dis que tout est devenu compliqué, ma bonne dame. C’était mieux avant, oui, je confirme.