J’ai été particulièrement agacé, la semaine dernière, quand on n’a quasiment parlé que de ça pendant plusieurs jours de suite : le transfert record du joueur de foot Neymar. Certes, le beau gosse a raison d’en profiter mais aborder ce sujet systématiquement à la lune de tous les journaux radiophoniques, télévisuels et autres, justement, Neymar, j’en ai marre !

En fait, déjà, on va préciser que moi, le foot, je m’en contrefoot déjà pas mal mais quand on nous déballe des indécences de mouvements d’argent pareils, j’ai honte. J’ai honte pour ceux qui ont du mal à terminer le mois, pour ceux qui ont à peine de quoi vivre décemment (ça ne remets pas en cause certaines aides que je trouve abusives, ne nous méprenons pas, je n’ai pas viré ma cuti pour autant !)

J’ai honte pour les dirigeants du foot, j’ai honte pour les journalistes qui se repaissent de ça, j’ai honte pour ces élus qui ne font rien contre une telle aberration : le pays doit se serrer la ceinture et on nous balance dans la gueule que ce petit jeune pourrait gagner 30 millions d’euros par an, je me dis que déjà, 3 millions, ça serait largement suffisant pour bien vivre et en placer un peu.

Et le reste, puisque les instances du PSG sont prêtes à débourser cette somme, et le reste pourrait être donné à l’État, par exemple. Et ainsi de suite. Aucun homme normalement constitué n’a besoin de gagner autant. Tout comme aucun homme dignement constitué ne peut vivre dans la misère. Il y a quelque chose que je ne comprendrai jamais, là.

Alors  oui, je suis ronchon et au lieu de publier des billets un peu léger parce qu’on est au mois d’août, là, je me suis lâché et j’ai fait mon « c’était mieux avant », pendant trois jours. Tant pis pour vous et tant mieux pour moi. Je suis comme ça, moi. Si j’ai un truc à dire, je le dis. Et je l’écris car les paroles s’envolent et moi, j’aime bien garder des traces de ce que je pense.