Un panneau de sens obligatoire, ça signifie que c’est valable pour tout le monde. Même au munis de certains privilèges dus à leur fonction.

Le droit de vote, par exemple. Si on n’a pas appelé ça « devoir de vote », c’est parce qu’on a bêtement pensé que les citoyens seraient suffisamment responsables pour comprendre qu’aller voter, c’est important. Non. C’est essentiel. Alors, ne l’oublions pas et, bien au contraire, oublions les moments de détente pour une fois, les jours d’élections ou faisons-les passer après être passés dans l’isoloir. Ou alors, créons une application pour que des gens seuls puissent se rencontrer dans ces isoloirs. Non, c’est idiot, les abstentionnistes ne sont pas forcément tous des célibataires à la recherche de l’âme sœur.

Payer ses impôts, autre exemple. Oui, parce que payer ses impôts, c’est s’impliquer dans la vie publique, dans la vie de la nation et c’est une reconnaissance pour tous ces services qu’on utilise tous les jours comme un dû alors que ça n’est pas aussi simple que ça. Utiliser des routes non payantes, avoir accès aux soins même en pleine nuit dans les accueils urgentistes, pouvoir scolariser ses enfants sans payer un droit d’entrée… pour ne citer que ces trois exemples, c’est parce qu’on paie des impôts qu’on peut en bénéficier. Ne l’oublions jamais.

Respecter les autres. Ça devrait être une obligation fondamentale inscrite en dur dans la constitution. Parce que, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais plus ça va, moins ça va. Le Code de la route ? C’est pour les anciens du siècle dernier. Ne pas faire de bruit la nuit ou le dimanche ? C’est pour les croulants qui ne savent plus ce que c’est que bien vivre, en gros, ce qui signifie faire la fête. Parler fort au téléphone dans les transports en commun, comme si ça pouvait intéresser les autres voyageurs… Pardon, excusez-moi d’être dérangé par le fait que vous racontez votre vie insignifiante un peu trop fort… Et caetera, et caetera, et caetera…

Quand je vous le dis que le jour où je serai dictateur, certains vont moins rigoler. Ils ont eu raison d’en profiter avant parce qu’après, oualou !