Je suis stupéfait et aussi un peu énervé à chaque fois que j’entends les informations à la radio ou à la télévision dès que les journalistes se délectent à attaquer le gouvernement à propos de la suppression de 5 euros sur les aides au logement à partir du mois d’octobre. Et alors ? Et alors, ai-je même envie d’ajouter !

Franchement, en toute objectivité, que représentent 5 euros pour la majorité des bénéficiaires de ces aides ? Probablement qu’il y en a qui ont vraiment du mal à s’en sortir mais j’en connais, qu’ils soient simplement étudiants ou plus difficilement une famille et qui ne se privent pas pour avoir tous les appareils connectés dernier cri et qui dépensent de l’essence en veux-tu en voilà dès qu’ils ont besoin de sortir de chez eux. Qu’ils rognent sur un de ces deux postes et les cinq euros en question seront vite oubliés.

Les étudiants… J’en ai connu plusieurs colocations là où j’habitais jusqu’à l’année dernière. Chez certains, c’était jusqu’à deux fêtes par semaine dans leur appartement, sans se soucier des nuisances sonores une partie de la nuit ou carrément toute la nuit. Qu’ils rognent sur leur budget alcool et ils ne la sentiront pas passer cette baisse de cinq euros.  

J’en vois aussi à chaque fois que je rentre d’un spectacle, en ville : que ce soit à 20h ou à 23h, les terrasses des restaurants sont bondées, principalement de jeunes. S’ils ont l’argent pour aller dîner dehors, qu’ils prennent seulement deux cafés de moins par mois et les 5 euros seront rentabilisés.

Je n’ai envie de dire qu’une chose : merde ! Il y en a marre d’être toujours les mêmes à faire des efforts, nous, ceux de la classe dite moyenne. Qui n’ont le droit à rien, qui paient des impôts au prix fort, en partie pour compenser tous ceux qui n’en paient pas et qui se plaignent justement de perdre cinq euros sur leurs aides au logement. Et si encore ils n’avaient que ça, comme aide…