Semaine du thon, grand choix, existe dans différentes tailles, profitez de la semaine du thon !

Au boulot, cette semaine, on a acheté et vendu des milliers de kilos de thon. Des thons de plusieurs sortes : des petits thons, tout mignons, même morts. Comme ceux de la célèbre Valentine à qui on pouvait chanter « ils sont tout petits, tes thons, Valentiiine, Valentiiineeu… » Aux plus gros, ceux qu’un homme normal ne peut pas porter tout seul, les gros thons.  En passant par la bonite, ces cousins éloignés des thons que les gourmets disent préférer aux basiques.

Et là, en allant voir le stock, hier matin, j’ai vu des grands bacs desquels, d’un côté, sortaient à peine des gros nez et de l’autre, dépassaient des gigantesques queues nageoires dans une espèce de ballet figé. Une très belle image que je n’ai pas pensée à photographier, ballot que j’ai été. Et ça m’a fait penser que je connais assez bien les thons mais que je n’en suis pas un spécialiste pour autant.

Le plus connu, c’est celui qui va danser tous les jours dans des night-clubs : le thon en boîte. Plus généralement blanc, comme quoi même là, il peut y avoir de la discrimination. Ce n’est pas mon préféré même si de temps en temps, j’aime bien en manger. Dans des œufs mimosa, par exemple (clin d’œil à maman) ou dans une salade composée. Ou dans des tomates farcies crues.

Ensuite, on connaît tous le thon rouge, celui qui a été menacé de disparition pendant des années. C’est un thon qui reste encore très cher, aujourd’hui, le vrai thon rouge des familles, à plus de 25 euros le kilo, et encore, je suis chiche. C’est un poisson que je trouve excellentissime grillé comme une pièce de bœuf. Une chair à la fois ferme et fondante. Un goût incomparable.

Il y a aussi le thon blanc, moins coûteux et, ce qui n’est pas paradoxal, plus économique. C’est dingue comme coïncidence, non ? Je le trouve globalement plus sec. Mais ça se laisse manger. C’est un poisson que je trouve plus facile à servir froid que le rouge qui, pour moi, est destiné à être présenté en plat principal, comme une viande, que je n’arrête pas de vous dire. Bref, le thon, c’est bon.

Après, le plus étonnant, c’est le thon obèse. Contrairement aux êtres humains, l’obésité chez le thon ne dépasserait pas les 100 kilos alors que d’autres thons non qualifiés d’obèses, peuvent dépasser les 200. Le thon obèse, lui, on l’appelle comme ça parce qu’il a des gros yeux. C’est étrange mais c’est comme ça. De toute façon, il n’est pas de bon ton de se moquer des thons obèses ou pas.

Voilà donc ce que j’ai vu passer tous les jours de cette semaine et je pense que ce n’est pas fini. Nous sommes en plein dans la saison du thon tout comme dans celle des homards. Il faut donc en profiter mais ne pas en abuser, surtout des espèces menacées. Et il faut savoir être un peu audacieux et sortir des sentiers battus. Il existe plein de variétés de poissons à découvrir sur les étalages à côté de chez vous.

Saison du thon : du thon obèse pour les moins de 100kg. Profitez-en, profitez-en, il y en aura pour tout le monde !