On parle très facilement d’hibernation mais rarement, pour ne pas dire jamais d’estivation. Pourtant, si j’avais le choix, moi, je choisirais le second. Pourquoi ? Parce que je supporte mieux le froid que la chaleur et j’aime penser que ça peut venir du fait du je suis un enfant de décembre. Pas un enfant de l’hivers mais pas loin. Un enfant des jours courts et non pas de ceux, interminables, des canicules comme celles qu’on connaît en ce moment et qui m’épuisent plus qu’autre chose. Qui me rendent tout mou. Qui ne me donnent envie de rien. Sauf que cela finisse vite.

Heureusement, j’ai la chance (dans ma déveine), de travailler très tôt dans la nuit, vers 3h, en ce moment et donc, au plus tard, je suis chez moi à 11h30 voire midi à tout casser. Ensuite, les jours comme aujourd’hui ou comme hier, je peux rester chez moi, reclus, comme une princesse dans son château que garderait le dragon qu’est ce soleil implacable. Et j’attends qu’un refroidissement de l’atmosphère vienne me réveiller de mon état comateux d’un doux baiser aimant mais chaste. N’oublions pas qu’on est dans un univers un peu asexué. Celui des contes.

Je suis donc un être estivant. Je suis fait pour partir, pour fuir les saisons des trop grosses chaleurs pour aller vers des endroits plus doux à ma nature. C’est pourquoi, sans doute, je fantasme absolument sur un voyage au long cours vers la Scandinavie et l’Islande. Vers des eaux froides. Vers des icebergs. Vers des Titanic coulés. Envie de rien ? Si, de gerçures sur les lèvres. De période glaciaire. De stalagmites et de stalactites. Envie de gel. Et si vraiment j’ai trop froid, alors, je me couvrirai. Un bon pull. Une bonne couverture. Et une grande tasse d’infusion bien chaude.