Dimanche, à l’heure ou s’assombrira la campagne, nous reprendrons la route du retour. Revenir à Bordeaux, ça n’est pas vraiment revenir à ses origines même si j’ai comme l’impression plutôt agréable d’y avoir toujours vécu. C’est ce qu’on appelle une intégration réussie. Ou alors, je ne m’y connais pas. Et donc, normalement, afin de me préserver mon lundi pour vaquer à mes corvées hebdomadaires de mon dernier jour de chaque week-end, nous pourrions donc rentrer dimanche soir après dîner. Il suffira de ne pas trop de charger l’estomac et tout devrait bien se passer. Et cette fois, je crois qu’il n’y en aura pas.

Qu’il n’y aura pas de quoi ? Attendez, laissez-moi en parler, j’avais juste besoin de passer au paragraphe suivant. Pour ces trois billets écrits vendredi matin, depuis mon boulot, j’ai respecté la règle des unités : chacune d’entre elles correspondant à un paragraphe. Je disais donc que cette fois, dimanche soir, normalement, il n’y en aura pas. Non, il n’y aura pas de pause pipi sur la route du retour. Ça attendra d’être revenu à la maison. On peut se retenir un peu non ? J’aurai toute ma nuit pour des éventuelles mictions, alors, hein ?

Non, parce que je n’aime pas vraiment m’arrêter quand je suis sur le retour. J’aime  bien l’idée de faire les 213 kilomètres d’une seule traite. Comme ça, je sais que je serai au lit un peu moins tard. Mais on n’en est pas encore là. À l’heure où j’écris ce billet, vendredi matin, la seule question qui vaille la peine d’être posée, c’est celle-ci : aurai-je pu trouver des accras de morue pour le week-end ? Oui, parce qu’on est tombé en rupture, jeudi soir et j’avais prévu d’en apporter un kilo. Dimanche, on aura la réponse. Pour le moment, non.