En réalité, je n’ai aucun pouvoir surnaturel excepté celui d’être tout à fait banal. Je n’ose pas dire « normal » car ça va renvoyer tout de suite vers François Hollande, qui a été un président normal… Et, sans le critiquer, ce serait faire perdre de la concentration tant à ceux qui me lisent qu’à celui qui écris, c’est-à-dire, moi. En un mot comme en cent.

Je vais arrêter là mes prédictions, celles que j’avais plus ou moins prévues pour 2023, 2027, 2029… parce que mon humour m’aurait porté à supposer morts des gens connus alors qu’ils ne le seront peut-être pas. J’avais même imaginé célébrer le premier anniversaire de ma disparition : « Paix à son âme torturée » que j’aurais pu envisager vers 2033.

Tout ça, ce n’était qu’une vue d’un esprit un peu malin et qui aime s’amuser à imaginer des choses. J’aime bien l’idée de faire des prédictions, un peu comme un jeu et voir si ça pourrait marcher. Si ça se trouve je suis passé à côté de ça pendant plus de cinquante ans et serait-ce dommage ou n’en a-t-on rien à faire. Bof, je m’en moque un peu à vrai dire.

Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien de ce que j’ai écrit. Et encore moins de ce que j’aurais pu écrire. C’est là où ça me plaît d’ailleurs le plus. Tout ce que je n’ai pas dit. Tout ce qui, contrairement au nom de ce blog, C’est écrit, tout ce qui ne l’est pas. Tous les non-dits, toutes les pensées, tous les fantasmes. Une espèce de procuration sur la réalité.

J’aurais bien aimé avoir le talent de me projeter dans l’avenir, de savoir le relater et d’en assumer tout. Je ne suis pas assez courageux pour ça. Il est vrai que c’est tellement plus confortable de regarder en arrière que se mettre sur la pointe des pieds pour mieux voir devant. Bon, alors d’accord : pas de regrets. En plus, je l’ai et ce qui est dit est dit.