Demain, à l’heure où l’aube ne blanchira pas encore la campagne, je reprendrai le chemin pour me rendre à mon boulot, hei hi, hei ho et ça risque encore de me faire tout drôle vu que je viens de vivre une semaine d’arrêt de travail, quatre jours, pour être plus précis, dont trois de carence alors, mesdames et messieurs les fonctionnaires et assimilés, pardon, excusez-moi du peu et je vous en prie, passez devant, comme d’habitude. On sait bien, va, que pour vous…

Je m’en serais passé de ces jours sans aller bosser. Sans salaire. Parce que je suis dans une boîte qui n’a pas la générosité de rémunérer l’absence de ses salariés. Alors, quand on s’arrête, c’est qu’on doit vraiment s’arrêter. Et moi, la semaine dernière, je n’en pouvais vraiment plus. Cet empoisonnement qui m’a foutu bien à plat. Comme je l’ai rarement été jusqu’à présent. Qui sait si je n’ai pas subi un sort de la part de quelqu’un dont j’aurais dit du mal ou à qui j’en aurais fait.

En tout cas, je suis à la fois content d’y retourner car ça signifie que je vais mieux mais je suis un peu avec une boule au ventre quand même. Parce que pas vraiment envie d’y remettre les pieds. J’ai l’impression d’avoir de moins en moins la motivation nécessaire pour y aller. Une fois là-bas, je fais tout ce qu’on attend de moi et même plus, mais avant de m’y rendre… c’est une autre paire de manches. En tout cas, je vais essayer de profiter de ces dernières heures de liberté.