Allez savoir où j’ai lu ou entendu ça, ces jours derniers mais j’ai noté ces quatre mots et je me suis dit que j’allais en chercher la signification, pleine de promesses. Je vous jure que ça m’a fait limite rêver. Les yeux grands ouverts. Après l’anesthésie, donc. Sinon, j’aurais été incapable de parler de ça, hier midi. Et aujourd’hui, alors qu’il fait toujours aussi chaud (mais que fait le nouveau gouvernement d’Édouard Philippe, bon sang ? Et que fait Emmanuel Macron ?), je viens de regarder sur Gogol (la version française de Google) et j’en suis resté un peu bouche bée.

Ça m’a directement dirigé vers Reverso, le site de traduction que je connais déjà et là, swirling vortex of entropy, on me l’a décodé comme suit : tourbillonnement de tourbillon d’entropie. Et là, j’ai l’air malin. Ça me fait transpirer un coup de plus comme si j’en avais besoin, alors que non, pas du tout. Une seconde, d’ailleurs, je vais m’éponger le front et la nuque (et non pas l’inverse !...) et je reviens… Voilà, c’est fait. Mais maintenant, c’est plutôt au niveau des doigts que ça risque de coller un peu. Au niveau des doigts et au niveau des poignets par rapport au clavier de mon portable.

Attention donc aux erreurs de frappe. Mais je reste vigilant malgré ce début de somnolence qui commence à poindre en moi. Et je réfléchis tant qu’il m’est encore un peu possible de le faire : tourbillonnement de tourbillon d’entropie. Tourbillonnement et tourbillon, je connais. Tourbillonnement de tourbillon, je peux envisager d’imaginer. Mais l’entropie, je ne connais pas. Et en vérifiant, j’ai trouvé ça : en thermodynamique, grandeur qui mesure la dégradation de l’énergie d’un système. L’entropie mesure le degré de désordre d’un système par rapport à son état initial probable.

En communication, c’est la mesure de l’incertitude quant à la nature d’un message. Je crois donc que je touche la vérité du bout de mes doigts un peu collants : je suis en pleine entropie, à cet instant précis. En effet, pour ce billet, je suis assez incertain quant à sa nature intrinsèque. Et par rapport à la chaleur qu’il fait, si l’on considère que je suis mon propre système et que je suis fatigué d’avoir trop chaud et de transpirer, on peut dire que le degré de désordre par rapport à mon état initial depuis ma dernière douche s’est passablement dégradé.

Une fois qu’on a posé ce principe, s’il faut que je tourbillonne autour de moi ou en moi-même pour comprendre ce que pourrait signifier tout ça, je me demande si j’en ai vraiment envie. Après tout, jusqu’à ces derniers jours, j’ai parfaitement vécu sans savoir ce que ça voulait dire et surtout sans savoir que ça existait. Alors, j’ai juste envie de résumer tout ça de quelques mots bien sentis en disant que moi, je traduirais par « spirale infernale » ces quatre mots qui m’ont d’abord fait rêver avant de me faire pas mal suer.