Je vous jure que je n’ai pas cherché à mater un film porno en plein après-midi alors qu’il fait déjà 32 degrés à l’ombre. Non, j’étais juste en train de me détendre sur le canapé, en position horizontale (j’aime bien) et je me tripotais la télécommande histoire de tomber sur un truc qui pouvait éventuellement m’intéresser, dans le menu du Replay. Et là, à un moment, je suis tombé sur une émission culinaire. Mais je vous jure que je ne savais pas qu’il s’agissait d’un porno. Pour moi, il était juste question pour une femme de recevoir des invités qui allaient la noter.

Non, je n’aurais pas pu m’en douter. Ce n’est pas parce qu’il était question d’un repas avec de la saucisse sèche (coupée en rondelles, en plus !), des gressins bien dorés entourés de jambon cru (c’est osé, je sais…) et des mini croque-monsieur à l’apéritif ; qu’il y avait trois couilles St Jacques (je vous rappelle qu’il me manque la lettre Q depuis lundi !) sur un petit risotto au chorizo en entrée ; un tournedos et sa purée en plat et un gâteau fourré à la crème en dessert que j’aurais pu imaginer que tout ça n’était que du porno.

Parce que je peux vous dire que c’était super bien fait. Je n’y ai vu que du feu, tout d’abord. Puis, j’ai bien pensé que ce n’était pas normal que les candidats étaient tous à poils, que ça parlait beaucoup de queue de lotte et de cuisses de grenouilles mais comme j’étais dans une demi-somnolence, je n’ai pas percuté tout de suite. C’est quand j’ai réalisé que j’avais un mortier dans les mains que j’ai compris que quelque chose clochait. À cette heure-là, avec cette chaleur-là, normalement, j’aurais dû être plutôt ramollo. Alors, j’ai fermé les yeux et je me suis endormi. Et là, j’ai fait un putain de rêve érotique, je ne vous dis que ça…