Hier matin, la première chose que j’ai regardée, depuis mon lit, c’est la vue sur vert que j’avais sous les yeux. Je l’avais déjà vu en journée mais c’était la première fois que je dormais dans cette chambre, au premier étage, avec ce balcon qui donne sur la piscine, sur une partie du golf et sur des arbres. Qui cachent sans doute une forêt.

Et comme je dors les volets ouverts, forcément, je vois le jour se lever quand je ne dors plus même si ce n’est que pour quelques secondes. Évidemment, je vois le soleil qui commence à éclairer tout ça avec un certain talent artistique. Naturellement, je me dis que je suis à une des meilleures places et que je suis un privilégié. Et un profiteur.

C’est magnifique d’avoir autant d’espace devant soi depuis son lit. Et ça fait du bien de voir les étoiles, aussi. D’en voir beaucoup. Non seulement parce que le ciel était clair même si bien sombre mais aussi et surtout parce que ici, on est bien loin d’une certaine pollution visuelle pour ne pas dire pollution tout court. Je redécouvre le plaisir d’un ciel étoilé.

Déjà chez moi, depuis l’an dernier, quand j’ai découvert les premières soirées sur ma terrasse, j’ai réappris les nuits étoilées. Mais là, à Biscarrosse, c’est encore plus flagrant. Ici, seules les cimes des grands arbres, des grands pins font des ombres chinoises au milieu de ces cieux pleins de diamants éternels. J’ai de nouveau un regard d’enfant sur tout ça.

Hier soir, aussi, après le coup de chaleur et après le coup de vent, j’ai vu des éclairs zébrer le ciel bien noir de cette soirée estivale en fin de mai. Nous avons eu une journée bien chaude. Le vent du dîner était bienvenu mais il nous a fallu nous replier à l’intérieur quand ça a vraiment trop soufflé. Mais depuis ma chambre, là-haut, au premier, j’étais aux premières loges. Quelle chance !